3 mois sans réseaux sociaux : mon bilan


Pour faire l’état des lieux de ma période sans réseaux j’avais commencé par rédiger un billet qui expliquait au fil du temps comment cette déconnexion s’est passée mais au final ça n’a pas grand intérêt. J’ai mit tout au plus 2 semaines pour perdre l’habitude de me connecter sur mes comptes (j’ai déconnecté Google+ en 2 jours, 2 semaines pour Twitter et 1min pour Facebook ^^) mais ce sera différent pour chacun selon l’état d’addiction et le réseau concerné.

3 mois sans réseaux sociaux : mon bilan

Ce qui est à retenir c’est que la coupure s’est faite assez vite et pour moi ce qui m’a vraiment aidé à débrancher c’est l’explosion de ma capacité d’attention (rester focus).

Concentration

Un peu comme la méthode Pomodoro j’avais l’habitude de bosser 20/25min puis de faire un tour rapide sur Twitter/G+ avant de redémarrer un cycle de travail. Sans réseaux il m’arrive maintenant de rester sur un travail 1h30 à 2h sans ressentir le besoin de m’arrêter un moment pour quoi que ce soit. Ça a été graduel, au bout de 2 semaines c’était 1/2h puis 45min, 1h, etc. mais ça c’est fait au fur et à mesure que « j’oubliais » les réseaux.

Le gain de temps est donc double puisqu’en plus des 30 à 60 min passées sur les sites chaque jour s’ajoute la possibilité de travailler plus vite. Du coup en 3 mois cela m’a permit de terminer 2-3 projets trainant depuis le début 2011.

Contenu

La seconde chose c’est que j’ai retrouvé l’envie de produire du contenu, rédiger des articles plutôt que partager quelques dizaines d’infos de manière peu développées sur les réseaux. Cela ne s’est pas forcément traduit par plus d’articles sur ce blog en particulier mais sur l’ensemble de mes sites ma production du dernier trimestre égale celle des 9 premiers mois de l’année passée, et maintenant que les projets en stand-by sont terminés ça devrait encore prendre de l’ampleur.

3 mois sans réseaux sociaux : mon bilan

Par la même occasion j’ai retrouvé l’envie de lire des informations plus détaillées que simplement lire des tweets sur un sujet. Un bel article complet, explicité, posé, réfléchit, … aura toujours plus d’intérêt et d’impact qu’un simple fait balancé en 140 caractères. Sur ce point j’ai l’impression d’avoir gagné en qualité d’info et perdu en quantité et en bruit.

Information

J’ai perdu ce besoin que j’avais d’être dans l’info en temps réel. Je trouve que le temps en lui-même est le meilleur filtre qui soit : quelque chose de réellement important arrivera toujours à sortir du flot incessant qui nous bombarde sans cesse. Et à moins de travailler dans l’actu on peut très bien passer quelques jours sans être au courant de telle ou telle chose. Je vous invite à lire les quelques premières pages du livre de Thierry Crouzet sur sa déconnexion totale du web qui mentionne également ce trop plein informatif.

Et c’est sans compter sur les travers que j’évite dorénavant : les trolls, les critiques vaines, les jaloux, partager des infos persos, …

Les chiffres

Pour ceux que cela intéresse j’avais notés les chiffres des suiveurs sur mes réseaux AVANT de dire que je les quittais : 2414 suiveurs sur Google+ et 3010 sur Twitter. APRES 3 mois sans réelle activité : 4020 suiveurs sur Google+ (+1606) et 3106 sur Twitter (+96).

Valeur de ces chiffres? Aucune si ce n’est de relativiser à nouveau l’importance que certains leurs accordent.

Conclusion

3 mois sans réseaux sociaux : mon bilan

Je ne compte donc pas revenir sur les réseaux pour le moment, mon but étant le gain de temps. Par contre je les garde actif, pour autant que cela ne me prenne aucun temps à entretenir, afin que ceux qui veulent suivre mes billets y soient alertés. Après tout j’y ai passé des années sur ces réseaux et je comprends que certains consomment dessus.

Concrètement mes comptes Twitter publieront donc automatiquement mes billets et Google+ recevra des partages ponctuels faits depuis mon Google Reader. Mais ce sera tout.

En attendant j’espère vous retrouver ici dans les commentaires ou via mail et je vous souhaite à tous une belle et bonne année 2012 !

 
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 24 commentaires
  1. interessant, en tant qu’etudiant et ayant abusé a un certain moment de facebook, je me suis fait rapidement rappelé à l’ordre et ai changé d’habitude sur mes posts twitter me sert à rediffuser des articles de blog et fb pour la discussion instantanée, la pluspart de mes amis ayant abandonné msn (pour ceux qui se rappellent ou ne savent pas ce que c’est, c’est le réseau de messagerie instantanée de microsoft avant facebook !)

    Je ne crois pas etre « Addict » des reseaux, je pense pouvoir m’en defaire mais ca serait au détriment de discuter de temps en temps avec mes amis (le gros frein de l’abandon par rapport à facebook) !
    Pour twitter, je ne suis pas en permanance 1000 personnes, juste une petite trentaine (dont Korben, pour ceux qui connaissent) qui fournit la plupart de mes infos et donc limite les « bruits » (mais aussi les sources)

    billet tres instructif et qui me fait re réfléchir à l’utilisation de mes reseaux !

  2. (desole pour le double post, j’y ai pensé au dernier moment), ca me fait une personne de plus à suivre qui pourra me fournir, je pense, de nouvelles infos ;) 

  3. Comme beaucoup le frein est en effet de ne plus trop discuter avec ses amis ou ses contacts sur les réseaux. En ce qui me concerne je me suis demandé qu’elles étaient la valeur de ces échanges et au final je ne pense pas qu’ils soient de qualités.
    En se parlant souvent via les réseaux on finit par ne plus avoir grand-chose à se dire « en vrai », ou avoir des discussions qui tournent toujours autour de ce qui se passe sur FB, Twitter & Co. Depuis que j’ai quitté les réseaux je suis plus enclin à retourner voir les gens chez eux, donc je ne pense pas que j’y ai perdu grand-chose, là aussi j’ai diminué mes interactions mais j’ai gagné en qualité d’échange (selon moi bien entendu)

  4. Intéressant Christophe. Dans cette interview j’explique comment j’ai drastiquement réduit ma présence sur Twitter et comment, comme toi, cette cure m’a fait gagner facile 30% de productivité… et de revenus en plus : http://www.camillejourdain.fr/le-tour-de-france-de-twitter-eric-dupin-pressecitron-de-lyon-twitour/
    Ça n’a pas été aussi radical que toi mais j’ai optimisé mon usage des réseaux sociaux au strict « utile et productif ». Quand je vois le temps que certains y passent (cf leur nombre de tweets par jour et ce tout au long de la journée) je me dis qu’ils ne doivent pas faire ni produire grand chose de leur temps. Tant mieux, ça laisse de la place aux autres :-)

  5. Juste pour suivre les commentaires

  6. Pour résumer, tu es (re)devenu une personne raisonnable, et raisonnante.
    Je me souviens de ceux qui se vantaient d’avoir appris par twitter, avant les informations officielles, la mort de Amy Winehouse ; et alors ??? Ça ne pouvait pas attendre ?
    Pour ce qui est de garder contact avec les amis, on a toujours d’autres moyens, pluss discrets, que les réseaux sociaux : mail, téléphone, voyure pour ceux qui sont géographiquement proches… Il m’arrive même d’écrire des lettres sur du vrai papier.  d:-)

  7. Pour ma part, j’ai abandonné Twitter dont je n’ai jamais compris – ni cherché à comprendre – l’intérêt. Je viens de FERMER mon Facebook pour bien commencer 2012. Me reste mon compte G+ sur lequel je passe finalement assez rarement. Mais sur lequel j’ai finalement peu de contacts et les plus « proches ». En fait, je trouve intéressant que tu considères la « connexion » en termes de « temps » et « d’informations ». Je pense qu’il faut rappeler aussi la grande vanité de ce système de communication. A un moment,  je me suis demandé ce que je proposais à voir de moi via ces réseaux (surtout Facebook qui est vraiment trop voyeuriste). J’ai eu l’impression de n’exister pour certaines personnes que par le truchement de ce que je publiais ou non sur mon mur. Donc j’ai voulu rappeler que tout ça n’était qu’artificiel. L’annonce de ma déconnexion prévue a été reçue comme une trahison, comme s’il était fantasque que je veuille en quelque sorte reprendre le contrôle de mon image virtuelle… A ce stade, je me rends compte que les gens sont lobotomisés ! Ils ne peuvent plus rien distinguer… Ils oublient que je suis bien vivant au-delà de l’écran de mon pc, qu’ils peuvent m’envoyer un sms, venir me voir, passer du temps avec moi… Je trouve que le problème des réseaux sociaux est à l’image de notre société où chacun fait sa petite cuisine dans son coin. L’illusion d’exister et de montrer aux autres sa personnalité… Pour 2012, tant qu’à être égoïste et égocentrique comme s’entend l’usage quotidien d’un réseau pseudo-social, j’ai décidé de consacrer le temps que je ne passerai pas sur Facebook à moi-même. Une heure de sport au lieu d’une heure passée sur Facebook ? C’est ma thérapie personnelle pour ce début d’année ! 

  8. Bonjour Cédric et merci de ton commentaire avec lequel je suis parfaitement en accord. Je n’ai en effet pas mentionné le côté futile des réseaux dans ce post mais j’en avais parlé comme des télé-réalité du web dans l’article de départ de mon test : http://www.logiste.be/blog/pourquoi-jabandonne-les-reseaux-sociaux/ ;)

  9. @Eric >> Désolé Eric, à cause du lien ton commentaire était passé en spam, ça ne devrait plus se présenter dorénavant ;)

  10. Pas,de souci Christophe, j’avais bien compris :)

  11. Retour très intéressant :)
    Je suis moi-même dans cette réflexion pour 2012, voyant le temps que me prend twitter (et comme le dit Eric, le « temps perdu » sur de la production réelle).
    Il me reste juste à régler ce petit problème de suivi de l’actualité. J’avais recommencé à utiliser Google Reader, mais je n’arrive pas à réduire assez le nombre de flux pour ne pas y perdre trop de temps non plus. J’utilise depuis quelques jours Summify qui me semble intéressant (mais pas assez de recul encore pour être certain que ça soit l’outil idéal).

  12. Billet très intéressant !! Bravo !!

    Je comprends tout à fait votre point de vue mais pour ce qui est des échanges sur les réseaux sociaux, moi ce qui m’intéresse le plus c’est de partager avec des professionnels ( je suis étudiant actuellement) et aussi avec des personnes que je n ai pas la chance de rencontrer IRL …

    Ceci dit, pour la masse d’informations je suis d accord mais n’ est ce pas un bon moyen de retenir de l’information rapidement ?? ( en outre, sur la quantité ingurgité , on retiens ce qui nous attire le plus, n est ce pas ??

  13. salut, 
    test qui démontre l’inutilité des réseaux. d’accord.
    Quand à la « hard-deconnection » je ne suis pas certain de la pertinence non plus. 
    les réseaux sont autant de possibilité de permettre à d’autres de nous suivre selon le mode qui leur convient le mieux. Sans linkedin je n’aurais pas découvert Fadhila ni entendu parlé du personnal branding et sans twitter je ne serai pas en train de vous faire part de mon opinion sur ce sujet.
    nous tissons des liens mais nous ne sommes pas obliger d’être systématiquement en ligne. une rivière coule mais on essaye pas de tout boire, on regarde passé 5 minutes et on repart.
    contribution simple mais j’espère claire.
    @+

  14. Très intéressante cette expérience. Je voudrais juste avoir une précision: est-ce que ce débranchement des réseaux sociaux vous a amené à passer moins de temps sur le web de manière générale ou avez-vous reporté le temps autrefois passé sur fb, twitter et Google + sur d’autres activités liées au web?

  15. @Vincent >> Passé un certain moment je crois que l’on se dit que recevoir de l’info en quantité ne sert pas à gd-chose. Oui on va retenir ce qui nous intéresse mais combien d’énergie et de temps perdu sur ce qui ne l’est pas ?

    @Yannick >> Tu illustre donc bien que l’on peut recevoir des interventions via les réseaux sans pour autant y être soi-même. Dans ma réflexion ça me convient puisque mon but n’est pas de bloquer ces réseaux, juste de ne plus y perdre de mon temps ;)

    @Christos >> Pour l’instant je dirai que j’ai pas mal remplacé les réseaux par d’autres choses sur le web car j’ai profité de 80% du gain de temps pour sortir 2-3 autres sites et pour faire des recherches sur d’autres sujets qui m’intéressent (alimentation, remise en forme, dev perso, …). Mais à terme, une fois mes réponses trouvées sur ces sujets, l’idée c’est d’être moins sur le web pour passer du temps sur d’autres activités comme le sport, la lecture, voir plus souvent des gens, etc.

  16. Bonjour Christophe,

    Article vraiment intéressant. Du mon point de vue étudiant, je m’y retrouve dans le gain de temps, ayant déjà « tenté » cette déconnexion.

    Le problème, c’est que je pense que tu oublie totalement l’avantage des réseaux sociaux: rapprocher les personnes qui sont réellement éloignées, ou la participation à club etc divers (Même si les forums sont bien pour ça.)

    Je dois reconnaître que 80% des personnes qui utilises FB, Twitter et G+ c’est pour poster des photos inutiles d’eux avec leur potes, mettent des citations stupides de Freud ou autre.. Mais voilà, ce que j’ai bien vu avec ma déconnexion, c’est que je m’éloignais de certaines personnes. Étant énormément en déplacement dans toute la France, mon FB me permet de garder contact avec toutes ses personnes, que je peux voir que rarement.. Ou encore de continuer à participer à l’actualité de mon club auto..

    En clair FB n’a pas que des défaults. Certes il en est bourré, mais je pense qu’on peut quand même lui trouver quelques avantages non négligeables..!

  17. Bonjour Axel,
    je n’oublie pas cette composante mais de la manière dont je vois les choses je me dis qu’utiliser Facebook pour rester en contact avec les gens n’est pas forcément le mieux. Envoyer un mail aux personnes concernées est semblable à un message privé sur FB sauf que tu évite le bruit de ce dernier justement. Ou mieux donner un petit coup de téléphone qui fait toujours plus plaisir à celui qui le reçoit.

    Et pour ceux que je ne contacte ni par mail, ni par tel et bien c’est qu’ils ne sont pas aussi important que ça à mes yeux puisque je ne fais pas l’effort. Perso je préfère accorder mon temps à 5 personnes très proches plutôt qu’à 250 que je connais juste un peu sur les réseaux ;)

  18. Ah ba enfin un retour :) Assez dingue le gain de productivité. J’essaierais un jour. Mais pas tout de suite :)

    A bientôt !

  19. Très intéressant à lire.

  20. Merci à l’autaur que je ne connais pas.
    Tu réussis à exprimer ce que je pense depuis bien longtemps.
    Ca fait du bien de ne pas se sentir seul à penser comme ça.
    Ca fait des années que je suis fatigué de lire des articles vides de contenu, qui reprennent des choses faites auparavant, sans apporter de réelle valeur ajoutée.
    Fatigué du flot incessant de tweet qui distrait et empêche d’avancer.
    Je trouve le réseaux sociaux IN mais il ne m’apprenent rien de sérieux. Pour cela je vais toujours lire des livres et rédiger des articles entiers.
    Je trouve que les gens passent un peu trop de temps à buzzer plutot que d’approfondir des connaissances.

    En tous cas encore merci pour ce billet raffraichissant.
    Louis

  21. Excellent billet et expérience remarquable ! Je n’ai pas encore réussi à frachir le stade du « total unplug » mais ce que tu décris sur la capacité de concentration et de rédaction est totalement vrai. Franchement bravo !

  22. Il est vrais que les réseaux sont très chronophage, trop selon le résultat et surtout le suivi de nos réseaux … Il arrive que parfois nous soyons bien les seuls à vraiment pratiquer le réseau, à répondre présent pour échanger … 
    Il m’a fallu des années pour trouver un rythme productif, une bonne méthodologie et pratique et je dois dire que enfin cela commence à payer … !!!
    Bravo pour le courage et à bientôt, Cordialement Pierre-André …  

  23. Merci à vous de vos interventions ;)

  24. super intéressant ce bilan de vie sans réseaux sociaux

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