Devenez-vous un blogueur paresseux ?


Après 1 mois sans rien publier je me suis posé la question de savoir si je devenais fainéant sur ce blog et je propose ma réflexion sur le sujet (comme ça j’ai au moins un billet publié, toujours ça de gagné ^^).

Celui qui lance un blog est généralement enthousiaste au départ (si vous ne l’êtes pas lâchez l’affaire tout de suite vous allez vous ennuyer) : content de partager sa passion, de lancer un projet qu’il a préparé, pleins de choses à dire, des visions de villa grâce aux Adsense, etc. Bref la patate du débutant qui est gonflé à bloc pour faire son trou et devenir incontournable sur sa thématique.

Les débuts confirment généralement cette motivation, les lecteurs commencent à arriver (pas trop difficile de faire mieux que les 0 visites du blog n’existant pas encore), les premiers backlinks suivent de même que les premiers contacts avec d’autres blogueur, les échanges par mails ou commentaires, … il est assez facile de garder son intérêt pendant quelques mois. C’est encore plus le cas si vous lisez les « success » story d’autres blogueurs qui renforcent l’envie de continuer, rare sont en effet ceux qui vous diront que tout est arrivé en quelques semaines mais que la réussite se construit sur de longs mois de travail. Et vu que vous êtes sur une pente ascendante et bien rien de plus facile que d’en arriver à se dire que nous sommes sur la bonne voie.

Devenez vous un blogueur paresseux ?

Ca a été le cas je pense pour de nombreux blogs lancés entre 2006 et 2008, période faste pour les belles histoires de la blogosphère francophone. Les blogs décollent, certains arrivent à obtenir des dizaines de milliers d’abonnés RSS, les publi-redactionnels rapportent des centaines d’euros pièces, les visiteurs se comptent par centaines de milliers, bla bla bla… Même si je sais que la plupart de ces belles histoires sont aussi réelles que le monde d’Alice au pays des merveilles, imaginons que certaines aient étés vraies. Qu’en est-il aujourd’hui, 2 ans plus tard ? Une partie de ces blogs sont a l’abandon, les blogueurs ont lancés X autres projets à côté, ils ont trouvé un emploi, … est-ce que ça se serait passé tel quel si les blogs avaient si bien marché que ça ? Non.

Rien d’étonnant donc à ce que beaucoup freinent leurs publications sur leur blog puisque ça ne rapporte pas autant que prévu, que les visiteurs stagnent généralement à un moment et tout un tas d’autres raisons. Mais même en étant toujours motivé et en ne bloguant que pour le fun il existe des raisons expliquant une baisse de régime :

Production du contenu moins intéressant

Au fil du temps il arrive au plus expérimenté des blogueurs de se reposer un peu sur ses acquits. Si le blog contient des articles de grande qualité, qui est suivit de centaines de personnes, … il y aura toujours des débutants pour louer le rédacteur, même si ce que ce dernier propose est moins bon que ce qu’il faisait au début afin de se démarquer. Prenons un blog comme Problogger qui a cartonné pour ses informations pertinentes il y a 2-3 ans. Aujourd’hui la plupart des billets ne sont que du réchauffé, sont en retard sur l’actu, … pourtant on trouve toujours autant de personnes pour dire que c’est génial et innovant. Le trafic est là, les objectifs atteints, pourquoi donc continuer à se décarcasser plus que de raison ?

Arrivé à un certain niveau, investir des heures chaque jour pour gagner X centaines de visiteurs ou X dizaines d’euros devient moins motivant que de tenter le lancement d’un nouveau projet.

La répétition

Certaines thématiques ne permettent pas d’apporter du contenu pertinent sur plusieurs centaines ou milliers d’articles, il peut arriver que le tour soit fait et que vous vous répétiez. Et ce n’est pas forcément le cas que sur de petites thématiques, je pense par exemple à de nombreux blogs purement « web 2.0″ qui se retrouvent 3-4 ans après le lancement à toujours traiter de la même chose : le dernier réseau social à la mode, le nouveau twitter-like dont tout le monde sait qu’il ne fera pas long feu, le 3è billet traitant du changement de couleur du bouton Google, … Là encore rien d’étonnant à ce que le rédacteur du blog aie l’impression de tourner en rond et publie moins.

Ne pas rester à jour

Contrairement au point précédent il est tout à fait possible de trouver des sujets qui bougent très vite et ou l’information est abondante. Du coup il est parfois difficile de rester à jour sur ce qui se fait de neuf et on a l’impression d’un peu perdre le fil. La surinformation a aussi cet effet, il y a tellement à suivre que l’on prend un peu de recul et que l’on zappe alors certains pans de la thématique abordée, ce qui peut lasser aussi bien le blogueur que le lecteur (qui ira chercher son bonheur sur d’autres blogs plus ciblé).  Lorsqu’on prend un train de retard il est difficile de se sentir aussi à l’aise pour publier un contenu « de référence » comme il est possible de le faire lorsqu’on maîtrise son sujet.

L’enrobage du blog

Autre point peut-être plus difficile à identifier c’est la plateforme sur laquelle vous publiez en elle-même. Parfois ce qui fatigue un blogueur c’est ce qu’il y a autour de son contenu : un graphisme dépassé (pensez à ceux qui ont lancé des blogs avec un design typé web 2.0 tout en reflet, etc), une admin de site lourde à gérer, des plugins inutiles, de l’affichage d’infos peu pertinent, … tout cela pourrait jouer sur l’envie que l’on a de publier car on ne se sent plus en accord avec le lieu de publication. Et parfois le blogueur en question ne se rend pas forcément compte que ça ne tient « que » à cela, il va plutôt penser que son site est has-been ou que c’est la ligne éditoriale qui ne le motive plus trop. Tout ceux qui ont effectué une refonte de leur blog vous le diront, ça refile un coup de boost au moins temporaire.

Est-ce que je suis devenu paresseux sur ce blog ?

Oui et avec certitude ;)  Et pour un peu toutes les raisons évoquées ci-dessus : lancement d’autres projets, une nouvelle vie à l’étranger, un nouvel emploi, l’envie d’aborder d’autres centres d’intérêts, mon retrait partiel de tout ce qui est réseau social et veille rss, etc… Devenir paresseux sur un projet ne veux pas dire que l’on est moins actif en général. Et vous, si vous avez un blog, êtes vous devenu paresseux si vous comparez à vos débuts ?

 
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 13 commentaires
  1. Cette analyse rejoint ce que je pense, en conséquence je crois être en mesure de vous dire, cher monsieur, que je suis en accord avec ce que vous dites.

    Mais ouais, par contre cette analyse porte sur des blogs « connus », avec un lectorat théoriquement assez conséquent (si j’ai bien capté?).

    Et du coup je me demande: quid des blogs pas très suivis, dont les créateurs sont tout de même des persévérants, etc, plein de joie à l’idée de lancer leur machin, etc… mais qui ont pas réussi à capter des lecteurs ?

    Est-ce que à la paresse ne s’ajoute pas une certaine forme de « désespoir » ou bien de sentiment de ne pas avoir été compris/pas été capté par des gens, … ? 

    Je suis d’accord avec cette idée de « paresse », mais je crois que souvent il faut y ajouter divers ingrédients, du style: 
    - 150g de procrastination
    - 50g de mauvais suivi des « recettes qui font décoller un blog »
    - 200g de déception de n’avoir su intéresser personne
    - 25g de sentiment cyber-suicidaire
    - etc …

    Fin je sais pas. En tout cas ça mérite réflexion.

    On peut évidemment partir sur un débat « est-ce que j’ai utilisé les bonnes recettes pour que mon blog décolle ». Mais je crois que ça se ne limite pas à des « recettes ratées »: parfois

  2. Oups pardon pour la fin de mon commentaire coupé.

    En fait je voulais m’arrêter à « ça mérite réflexion » et couper le reste, mais j’ai raté mon coup.

    Désolé Michel.

  3. En fait je viens de penser à ça: votre article, cher Monsieur Logiste, ne devrait-il pas aussi prendre en compte la notion d’interaction entre le blogueur et son lectorat ?

    En ce sens ton paragraphe sur le contenu de moins en moins intéressant m’intéresse, en particulier cette phrase: 

    « pourtant on trouve toujours autant de personnes pour dire que c’est génial et innovant »

    Dans cette logique, on serait alors plusse dans le « bonjour lecteur, je te présente ça » auquel le lecteur répond: « bonjour blogueur, c’est cool ce que tu fais ». Et c’est tout.

    L’intérêt ne serait-il pas plutôt dans l’émulation que créént les articles ? Je parle de vraie émulation, genre des vraies discussions, comme si on papotait pour de vrai.

    Parce que en l’occurrence, perso sur certains « gros blogs » que je visite, l’émulation que je voie souvent, c’est juste des « ouah c’est bien », « ouah c’est nul », ou encore des gens qui commentent juste pour leur visibilité. Pas très intéressant quoi. Et ça c’est alimenté par la course contre le temps que constitue l’écriture régulière d’article.

    En bref: « faut que j’écrive des articles pour attirer des lecteurs; plus j’attire de lecteurs, plus la proximité est faible, moins la discussion est possible, plus l’entretien de la relation avec les lecteurs est difficile, moins je trouve un intérêt dans l’écriture d’article ».

    C’est pour ça que je trouve ça bien, ce que Korben a fait par exemple: en créant un forum, il a ravivé quelque chose, il a ravivé une émulation réelle par le forum, ce qui permet de dégommer l’émulation fictive qui peut s’installer dans les commentaires.

    Je sais pas. Je réfléchis en même temps que j’écris, désolé. Mais ça me ramène à une autre réflexion que je m’étais faite sur le fait de se créer un réseau, des avantages que ça a, et des inconvénients que ça a. Avoir un blog, c’est un peu ça en fait: il faut savoir comment être le meilleur « sociusmate » qui soit (« collectionneur de relations sociales », ba ouais j’invente des mots jsuis trop un ouf).

    Ceci n’est pas une pub déguisée pour mon article à ce sujet, d’ailleurs je ne mettrais pas de lien ici là comme ça. Mais juste j’ai envie de dire: ta réflexion présente me fait faire le lien avec cette réflexion que je me suis faite de mon côté. Du coup je me sens moins seul et j’ai l’impression que mon blog lu par personne trouve un écho quelque part. Bref tu veux être copain avec moi?

    Bon voilà je rigole.
     
    Mais merci pour cet article qui me donne envie de papoter, je trouve ça bien les articles qui donnent envie de papoter.

  4. Bonne réflexion que tout blogueur sera amené à faire à un moment ou un autre. Il s’agit, je pense, d’un cap à passer.

    Ce manque de motivation peut venir essentiellement du fait qu’il faut absolument se fixer des objectifs, comme dans tout projet, et disposer des moyens de chiffrer facilement ces objectifs. Sinon, on avance « à la motivation » mais sans but précis.

    Les objectifs peuvent être très variés, qu’on édite son blog à des fins personnelles ou pour le business : trouver un job (dans ce cas, fermer son blog après avoir atteint son objectif peut s’envisager, même s’il serait dommage de ne pas capitaliser sur tout ce travail), améliorer le référencement de son site principal, augmenter sa notoriété (plus dur à chiffrer), etc.

  5. Peperuka, quatre ans après => « alive and kicking »
    http://www.peperuka.com/

    Le futur pour moi est l’intégration d’un forum dans wordpress à l’aide de sa nouvelle taxonomie/custom posting… D’ici quelques mois, plusieurs plugins devraient arriver !!

  6. Bah, où est mon gravatar ??

  7. @theBigBoss >> Il est là ton gravatar, faut juste pas se tromper dans on adresse mail ;)

    @Christophe >> En effet, les objectifs ça aide à garder la motivation car il y a une finalité à atteindre, il ne reste alors « que » d’appliquer les techniques pour les atteindre.

    @Chatougri >> L’interaction est importante bien entendu, mais un blogueur qui reçoit des compliments pour ses articles bien foutu au début est content, par contre après 2 ans s’il reçoit autant de bons retours alors qu’il publie des choses plus passe-partout il continue à trouver son quota de gens content de sa prose et ça peut « l’endormir » un peu. Pour moi c’est le truc qui ressort le plus chez les gros blogs qui sont nés il y a 3-4 ans => la qualité est très très rarement encore là aujourd’hui si ces derniers ont gardés la même ligne thématique et la même cadence de publication.

  8. La « paresse » du blog vient quand le blogueur croit que tous les gens qui lisent une de ces notes le suivent régulièrement et donc en partie quand il accorde trop d’importance à des « lecteurs ».
    Si on envisage le blog comme un simple moyen de publier des choses sur le web et qu’on est conscient que la majorité des visiteurs d’un jour ne sont pas des habitués et qu’ils sont arrivés via un moteur de recherche ou un lien à durée de vie limitée (type lien dans facebook ou autre) alors on « écrit » non pas avec le poids de l’historique et du passé mais avec la légereté du présent. Si on tient compte de ce qu’on a déjà écrit, peu à peu on se coince et la paresse est le moyen agréable de se rendre compte qu’on a rien à dire.
    Autre solution: considérer le blog comme une sorte de post-it public qu’on utilise par paresse plutôt que de bookmarquer les sites ou les idées qu’on a.
    On peut aussi tenir un blog juste pour s’obliger à formaliser des idées ou à décrire des choses.
    Revenons à blog = cms: si on considère qu’on a UN lecteur qui est google, alors tjrs de nouveaux défis ;-))

  9. C’est en effet une réflexion très intéressante à lire au stade où j’en suis personnellement : 1 an et demi d’existance, 105 articles, je prend mon temps à sortir de beaux articles, mise en forme, relecture, je prend parfois du temps pour écrire puis je me laisse quelques jours sans y penser.

    De cette manière j’ai su conserver un rythme dès le départ qui n’est pas contraignant et qui me permet à la fois de penser au contenu et à sa diffusion. J’ai longuement étudié le référencement mais il n’y a pas de secret, les « blogs à succès » ont dépassé les 500 articles, soit ce statut que je pense effleurer d’ici un deux ou trois ans.

    Au début de l’année, après 9 mois d’existance, j’ai eu ce coup de blouse comme on dit, et comme le suggérait Chatougri mon blog proposait du contenu mais ne se mettait absolument pas bien en valeur.

    Du contenu, mais pas exposé au public des internautes francais.

    Voici le message que j’avais alors écrit quelques semaines plus tard et qui est encore affiché à cette adresse : http://influence-pc.1s.fr/index.php/dossiers

    « Parfois, l’espace d’un instant, je me surprend à voir le verre à moitié vide. Ça me donne l’impression de faire tout cela pour rien. C’est presque le sentiment de perdre mon temps, de mettre autant d’énergie dans un projet qui n’avance que trop lentement. Pourtant le blog est toujours là. Et je dois avouer que c’est grâce aux commentaires des internautes.

    Le travail fourni pour un blog comme celui-ci ne se compte plus au nombre d’heures.
    Je donne de mon temps libre depuis avril 2009 pour partager à tous ceux qui le souhaitent mes connaissances, mes impressions vis à vis de certaines technologies qui ont retenu mon attention. La seule satisfaction que je peux tirer de mon blog, c’est de constater l’intérêt que vous portez à mes articles. Depuis quelques temps, le sentiment désespérant de ne pas être lu s’est effacé. La fréquentation du blog a franchi une étape qui a fait renaitre en moi ce plaisir d’écrire, de mettre en forme, de publier.

    Je me dois remercier une dernière fois Romain, sans qui mon blog aurait peu être été amené à s’effacer de la toile, mais aussi à tous ces visiteurs dont je reçois régulièrement les alertes de Commentaire en ouvrant ma boite e-mail.

    Le temps est la seule ressource limitée qui me fait défaut.
    C’est malgré tout une occasion enrichissante de vous trouver sous mes articles, [...] »

    Pour continuer, il m’a fallu innover, trouver un style rédactionnel propre (mise en forme et présentation), optimiser les titres en fonction de mots clés réclamés par Google et traiter de sujet qui ne sont pas noyés sur Google.

    J’écris toujours dans l’idée de mettre de côté des informations qui m’ont d’abord plus à moi. De cette manière j’observe un regain d’intérêt de part mes visiteurs.

    Tisser la toile, faire des liens, des partenariats triés sur le volet, enregistrer l’url dans des sites tels que Wikio donnent un petit coup de fouet !

    Les « gros » blogueurs n’en auront que faire, ils me riront au nez, mais j’observe chez ces mêmes blogueurs vieux de la vieille un très fort taux de publicités.

    Personnellement, j’ai fais le choix de ne pas en mettre (la seule est une pour mon hébergeur, très discrète et elle est intégrée). Ca laisse nettement plus de place au contenu :)

    Tubbydev ton analyse me parait juste, écrire pour ses lecteurs s’est s’enfermer dans une bulle. Je préfère privilégier les moteurs de recherches désormais, et apparemment ca me réussi.

  10. On devient forcément paresseux, dans ces cas là il faut s’accorder le temps de pause. J’ai un blog sur le foot, je n’ai fais que du référencemet dessus pendant plusieurs mois sans rajouter un seul article, puis un beau jour, je me suis décidé à reprendre. Faire un article sans en avoir l’envie ne sert à rien. Bonne pause, l’envie va revenir.

  11. Oui… ça fait un an et déjà… j’ai beaucoup moins envie de publier et j’ai l’impression que mes infos sont réchauffées..

    Un billet avec trop de vérités…

  12. Le débat est intéressant. Je pense que si notre blog reflète une réelle passion la motivation devrait rester constante sur le long terme, mais varier au quotidien. En revanche si l’aspect financier et lucratif est la motivation principale dès que l’argent suit suffisamment la motivation retombe comme un soufflet parce qu’on a atteint ce qu’on visait. C’est pourquoi je recommande d’écrire sur quelque chose qui nous passionne VRAIMENT. Si quelque chose nous passionne vraiment c’est simple la question ne se pose même pas. On pense, mange, dort et vit à travers cette activité. Les hommes les plus passionnés que je connais n’arrivent pas à décrocher !

    Yoann

  13. Hummm…j’avoue que pour se poser ce genre de questions, il faut déjà avoir généré un important trafic par le passé, et moi, je n’en suis pas là…il faut déjà construire ma communauté de lecteurs, c’est pas facile !
    Enfin, bon, j’en suis qu’à 2 billets pour l’instant, car il vient juste d’ouvrir.
    C’est un blog qui cause sur mes sentiments (et mes aigreurs) sur le monde du travail, et qui parle de mes aspirations à changer de vie en devenant blogueur professionnel. Je sais pas si ce sera un thème porteur, on verra bien….ce qui me manque le plus, c’est du temps pour bloguer, mais c’est sûr, l’envie est là ! J’aimerais bien aussi faire de mon blog un blog collaboratif…avis aux amateurs !

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