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	<title>Homo Sapiens Internetus &#187; Interviews</title>
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		<title>Interview &#8211; Jeremie Berrebi</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 12:19:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[entrepreneur]]></category>
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		<description><![CDATA[Nouvelle interview sur H.S.I. cette fois il s&#8217;agit de Jeremie Berrebi. Déjà présent dans le web au siècle passé via la création de Net2one.com en 1997 (un système de veille basé sur des mots-clés, une sorte d&#8217;ancêtre aux aggrégateur RSS) , Jeremie a continué sur un mode de sériel entrepreneur depuis. On le retrouve aujourd&#8217;hui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" src="http://www.logiste.be/blog/wp-content/uploads/06_2010/jeremie-berrebi.jpg" alt="Interview   Jeremie Berrebi" width="130" height="180" title="Interview   Jeremie Berrebi Image" />Nouvelle interview sur H.S.I. cette fois il s&#8217;agit de<strong> Jeremie Berrebi</strong>. Déjà présent dans le web au siècle passé via la création de Net2one.com en 1997 (un système de veille basé sur des mots-clés, une sorte d&#8217;ancêtre aux aggrégateur RSS) , Jeremie a continué sur un mode de sériel entrepreneur depuis. On le retrouve aujourd&#8217;hui à la tête de <a title="Boutique en ligne" href="http://www.zlio.com" target="_blank"><strong>Zlio.com</strong></a> (système de boutique en ligne), investisseur dans de nombreuses sociétés et co-fondateur du récent fond d&#8217;investissement<a title="Kima Ventures" href="http://www.kimaventures.com/" target="_blank"><strong> Kima Ventures</strong></a> au côté de <strong>Xavier Niel</strong>, patron de Free/Illiad.</p>
<p>Vous pouvez retrouver Jeremie sur <a title="Blog Jeremie Berrebi" href="http://www.berrebi.org/" target="_blank">son blog</a> ou via <a title="Twitter Jeremie Berrebi" href="http://twitter.com/jberrebi" target="_blank">son compte Twitter</a>.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>Bonjour Jeremie, tout d&#8217;abord merci de m&#8217;accorder cette petite interview. Ca me fait d&#8217;autant plus plaisir que tu est l&#8217;un des premiers entrepreneurs que j&#8217;ai &#8216;rencontré&#8217; sur la toile lorsque j&#8217;ai démarré dans le web. A l&#8217;époque c&#8217;était la période de lancement de Zlio et je me souviens que ce qui m&#8217;avait frappé c&#8217;était de te voir en casquette partout (pas le trait le plus important je le reconnais mais c&#8217;était un signe distinctif qui m&#8217;a marqué). Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas la seule chose qui te caractérise comme on le verra plus tard.</p>
<p>1. Comme je l&#8217;ai mentionné tu es multi-récidiviste dans le lancement de sociétés et de projets, la première question que j&#8217;ai envie de te poser c&#8217;est de savoir à partir de quand est-ce que tu a eu le déclic ? Qu&#8217;est-ce qui a fait que tu t&#8217;es lancé la toute première fois ?</p>
<blockquote><p>Mon père est un serial entrepreneur. Je l&#8217;ai toujours vu s&#8217;acharner dans plusieurs entreprises. J&#8217;avais donc ça dans le sang. Toutefois, c&#8217;est après deux premières expériences (chez Ziff David en tant que Journaliste et chez EMME en tant que responsable online) en tant que salarié que je me suis rendu compte que je n&#8217;avais pas la patience d&#8217;attendre les instructions de mes supérieurs, j&#8217;ai donc décidé de lancer ma première entreprise. J&#8217;avais 19 ans.</p></blockquote>
<p>2. Ton actualité il y a quelques semaines c&#8217;était le lancement du fond d&#8217;investissement nommé <strong>Kima Ventures</strong> que tu proposes en compagnie de Xavier Niel (pas vraiment un inconnu puisque c&#8217;est le grand patron du FAI Free/Iliad). L&#8217;objectif semble être d&#8217;investir dans un très grand nombre d&#8217;entreprises et cela très rapidement (une centaine dans les 2 ans annoncé sur votre site). Comment cela se passe t&#8217;il au quotidien concrètement pour vous? Comment gérez-vous la réception de centaine de projets, leur analyses, votre implication, vos conseils, faire marcher vos réseaux, etc&#8230; avant d&#8217;investir ?</p>
<blockquote><p>Xavier et moi collaborons très étroitement sur Kima bien que je sois quasi tout le temps le contact privilégié de nos startups. Nous recevons des dossiers via notre site web, qui est d&#8217;ailleurs l&#8217;unique moyen de soumettre un projet et nous y répondons le plus rapidement possible. Suite au lancement et à la couverture médiatique inouïe que nous avons eu, nous avons reçu plus de 550 dossiers depuis fin février. Nous n&#8217;avons donc pas réussi à répondre en 2 à 4 semaines comme promis initialement. D&#8217;ici quelques jours, nous aurons rattrapé notre retard. Depuis février, nous avons décidé d&#8217;investir dans une vingtaine d&#8217;entreprises.<br />
Recevant des projets dans plusieurs domaines, nous n&#8217;hésitons pas à faire appel aux experts nous entourant sur un sujet ou un autre. J&#8217;ai la chance d&#8217;avoir un énorme réseau relationnel qui est toujours là pour me donner un avis sur un sujet particulier.</p></blockquote>
<p>3. Maintenant que le projet est lancé depuis quelques semaines quels sont les retours sur <strong>Kima Ventures</strong> ? Vous avez déjà bien travaillé puisqu&#8217;on vous retrouve dans des investissements assez éclectiques comme <strong>Leetchi</strong> (système de cagnotte en ligne),<strong> iAdvize</strong> (service de chat commercial ), <strong>Assured Labor</strong> (place de marché sur mobile pour les emplois émergeant), etc. Content du nouveau bébé ? ;)</p>
<blockquote><p>Vous n&#8217;avez encore rien vu ! Nous avons investi dans <strong>Architurn</strong>, Cabinet d&#8217;architecture en ligne,  <strong>Side-kick</strong> société de jeux vidéo israélienne développant des jeux pour Kinect de Microsoft, avons investi dans <strong>Labotec</strong>, un laboratoire développant des dizaines d&#8217;applications Iphone/Ipad se basant sur des idées de particuliers (<em>note: ça tombe bien j&#8217;avais <a title="Interview Pierre-Olivier Carles" href="http://www.logiste.be/blog/interview-pierre-olivier-carles/" target="_blank">interviewé P-O Carles</a> de Labotec justement</em>), <strong>Lengow</strong>, <strong>Captalis</strong> en Espagne, <strong>Status.net</strong> au Canada etc&#8230;</p></blockquote>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.logiste.be/blog/wp-content/uploads/06_2010/kima-ventures.jpg" alt="Interview   Jeremie Berrebi" width="530" height="130" title="Interview   Jeremie Berrebi Image" /></p>
<p>4. Tu es donc impliqué à l&#8217;un ou l&#8217;autre niveaux dans de multiples projets et en plus de cela tu a une vie familiale plutôt bien remplie aussi, moi qui suis en plein en période d&#8217;optimisation de mon temps je me demande comment tu fais pour tout gérer ? Via Twitter j&#8217;ai l&#8217;impression que la majorité des gens aussi impliqués que toi dans le web courent après le temps alors qu&#8217;au contraire tu semble très serein, quel est le secret ?</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai l&#8217;avantage de passer la grande majorité de mon temps en Israël, ce qui fait que je ne rencontre que les entrepreneurs ayant de vrais bons dossiers. Je ne passe pas mes journées à rencontrer des tonnes d&#8217;entrepreneurs comme le font les autres VC&#8217;s (qui doivent justifier leurs salaires ;-)). De l&#8217;autre côté, je suis extrêmement organisé, n&#8217;ai pas de TV chez moi et n&#8217;ai pas mis les pieds dans un cinéma depuis 8 ans ! Maintenant, clairement, je suis débordé quand même. Serein, mais débordé ;-)</p></blockquote>
<p>5. Tu habites en Israël et même si le télétravail est simplifié dans le web, qu&#8217;il t&#8217;es possible de voyager facilement, etc. quelles sont selon toi les principaux avantages et inconvénients d&#8217;une telle situation ?</p>
<blockquote><p>L&#8217;avantage d&#8217;être en Israël est d&#8217;avoir une vision beaucoup plus internationale du marché. Il n&#8217;y a aucun marché local en Israël. Le pays est minuscule avec moins de 6 millions d&#8217;habitants. Tous les entrepreneurs israéliens ne travaillent donc que sur des projets internationaux. De plus, l&#8217;ensemble des grandes entreprises de l&#8217;informatique ont des centres des R&amp;D présents en Israël (Google, Microsoft, Yahoo, Motorola , Alcatel , Intel, Paypal/eBay). Les dirigeants de ces entreprises sont donc très souvent dans le pays à la différence de la France.</p></blockquote>
<p>6. Une autre de tes particularités est que tu n&#8217;hésites pas à mettre tes croyances religieuses et tes opinions en avant, même si cela ne plaît pas, est-ce qu&#8217;il est déjà arrivé qu&#8217;il y aie un conflit quelconque entre celles-ci et l&#8217;aspect entrepreneur/business de ta vie ?</p>
<blockquote><p>Je suis quelqu&#8217;un de franc et je dis toujours ce que je pense. Lorsque l&#8217;iPhone me passionne je le dis, lorsque mon Judaïsme me passionne, je le dis aussi. J&#8217;ai eu très très peu de messages négatifs à ce sujet. Au contraire, des personnes de toute religion me poussent à me remettre à écrire beaucoup plus comme avant. Là, j&#8217;ai un peu de mal même si j&#8217;en ai vraiment envie. Ce sujet est devenu tabou à notre époque. Je ne comprends vraiment pas pourquoi.</p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.logiste.be/blog/wp-content/uploads/06_2010/zlio.jpg" alt="Interview   Jeremie Berrebi" width="530" height="130" title="Interview   Jeremie Berrebi Image" /></p>
<p>7. Une journée pour Jeremie Berrebi ça se passe comment ? Plutôt levé avec les poules ou réveil tardif ? Plutôt forçat du travail ou proche de la philosophie des nombreux &#8216;Tim Ferris&#8217; (déléguer, &#8230;)  ?</p>
<blockquote><p>Je me lève à 5h30 du matin et finit ma journée à minuit et demi. Il m&#8217;arrive de me lever à 2/3h pour checker les mails que Xavier m&#8217;envoie (c&#8217;est son heure favorite pour répondre aux mails). Dans ma journée, je passe du temps avec mes enfants, j&#8217;étudie (Talmud et Judaisme) et je bosse sur Kima.</p>
<p>Je suis un vrai forçat du travail et ait toujours eu beaucoup de mal à déléguer même si je n&#8217;avais pas le choix.</p></blockquote>
<p>8. En temps que grand adepte de livres que je suis, quels seraient les 2-3 bouquins que tu conseillerai aux gens ? Je pense à ces livres qui peuvent vraiment mettre les gens sur de bons rails pour leur futur, à ceux qui t&#8217;ont &laquo;&nbsp;secoué&nbsp;&raquo;, pas forcément traitant d&#8217;entreprenariat ou de business d&#8217;ailleurs.(l&#8217;idée derrière cette question est de demander à chaque entrepreneur interviewé ses livres phares et de former une sorte de bibliothèque virtuelle de ce qui les a motivés dans leurs vies, p-e qu&#8217;ils inspireront aussi des jeunes motivés ;)).</p>
<blockquote><p>Je suis très friand de slides sur <strong>Slideshare</strong>. Cela me permet de couvrir rapidement plusieurs sujets. Côté bouquins, ma bibliothèque ne comporte que des livres consacrés au Judaisme. J&#8217;en ai plusieurs milliers&#8230; Toutefois je lis quand même quelques bouquins business. Mes derniers sont<strong> Startup Nation</strong> (traitant du High Tech en Israel) et <strong>Behind the Cloud</strong> de Marc Benioff.</p></blockquote>
<p>Un grand merci à Jeremie de m&#8217;avoir accordé de son temps  !</p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="color: #500050;">Free/Iliad</span></span></span></div>
<hr />
<em>Article original écrit par Christophe et publié sur © <a href="http://www.logiste.be/blog">Homo Sapiens Internetus</a>, le 24/06/2010 </em><br/>
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		<title>Interview &#8211; Pierre-Olivier Carles</title>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 17:18:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;avais un peu mit de côté mon idée d&#8217;interviewer certains acteurs du web francophone depuis plusieurs mois, il était donc temps de m&#8217;y remettre et pour cette session j&#8217;ai l&#8217;honneur d&#8217;avoir pu proposer mes questions à Pierre-Olivier Carles. Entrepreneur en série comme vous allez le voir, Pierre-Olivier est également très présent sur Twitter ou il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" src="http://www.logiste.be/blog/wp-content/uploads/05_2010/pierre-olivier-carles.jpg" alt="Interview   Pierre Olivier Carles" width="130" height="180" title="Interview   Pierre Olivier Carles Image" />J&#8217;avais un peu mit de côté mon idée d&#8217;interviewer certains acteurs du web francophone depuis plusieurs mois, il était donc temps de m&#8217;y remettre et pour cette session j&#8217;ai l&#8217;honneur d&#8217;avoir pu proposer mes questions à<strong> Pierre-Olivier Carles</strong>. Entrepreneur en série comme vous allez le voir, Pierre-Olivier est également très présent<a title="Twitter Pierre-Olivier Carles" href="http://www.twitter.com/pocarles" target="_blank"> <strong>sur Twitter</strong></a> ou il n&#8217;hésite pas à participer ou proposer des actions responsables et/ou humanitaire (comme la <strong><a title="Charity Water" href="http://www.pocarles.com/2009/08/charity-water-etes-vous-nees-en-septembre/" target="_blank">Charity Water</a></strong> par exemple). C&#8217;est vraiment quelqu&#8217;un dont j&#8217;apprécie tout particulièrement la vision de l&#8217;entrepreneuriat et plus largement de la vie, au fil du temps et de mes lectures je trouve vraiment un écho dans sa façon de voir les choses. Je vous encourage donc à jeter un oeil sur<a title="Blog Pierre-Olivier Carles" href="http://www.pocarles.com/" target="_blank"> <strong>son blog</strong></a> et à lire son interview ci-dessous.</p>
<p><span id="more-1548"></span></p>
<p><strong>1.</strong> Bonjour Pierre-Olivier, merci à toi de m&#8217;accorder de ton temps pour  répondre à mes quelques questions. Alors pour commencer en douceur  pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?  (si si il y en a un au fond là).</p>
<blockquote><p>Bonjour. J&#8217;arrive doucement sur mes 40 ans, en étant marié et père de 3  merveilleux enfants. J&#8217;ai toujours été entrepreneur depuis que je  travaille et toujours dans l&#8217;Internet ou, plus largement, la  technologie. Cela ne fait sans doute pas de moi un expert de l&#8217;Internet  mais au moins un professionnel expérimenté. Je suis parfois  Investisseur, mais surtout, je suis ce que beaucoup appellent un Serial  Entrepreneur, aujourd&#8217;hui impliqué dans plusieurs sociétés, en France,  aux Etats-Unis et bientôt sur un autre continent&#8230; mais il est un peu  tôt pour en parler :-)</p></blockquote>
<p><strong>2.</strong> Quels sont les plus grands défis que tu tient à relever sur la toile et  qu&#8217;est-ce qui te donne la patate tous les matins pour garder la  motivation ?</p>
<blockquote><p>En fait, il y a quelques années, j&#8217;ai décidé du sens que je voulais  donner à ma vie. J&#8217;ai par exemple défini une notion très personnelle de  ce qu&#8217;est la richesse, pour ne pas passer ma vie à courir après toujours  plus d&#8217;argent. Cela m&#8217;a apporté une réelle liberté et surtout un luxe  qui n&#8217;a pas de prix : pouvoir travailler sur des projets qui me  passionnent et avec le mode de vie qui me convient. <strong>La passion est un  moteur qui garde ta motivation intacte quand tu te lèves</strong> et je suis  reconnaissant chaque jour d&#8217;y être arrivé jusqu&#8217;à présent.</p></blockquote>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.logiste.be/blog/wp-content/uploads/05_2010/stonfield.jpg" alt="Interview   Pierre Olivier Carles" width="530" height="130" title="Interview   Pierre Olivier Carles Image" /></p>
<p><strong>3.</strong> Tu fais partie de ces personnes qui entreprennent beaucoup sur le web  mais contrairement à d&#8217;autres tu est très diversifié dans tes activités : <a title="Stonfield" href="http://www.stonfield.com/" target="_blank"><strong> Stonfield</strong></a> qui se rapporte au conseil en performances d&#8217;équipe, Labotec  qui touche aux applications iPhone iPad ou Android, Digidust qui traite  notamment de stratégies Internet et marketing digital, ta holding  <a title="Kipost" href="http://www.kipost.com/" target="_blank">Kipost</a>, etc&#8230; C&#8217;est vraiment une volonté de toucher à tout ou c&#8217;est  juste que tu est curieux et multi-tâche ?</p>
<blockquote><p>Mis à part <strong>Stonfield</strong>, qui n&#8217;est pas une société technologique à  proprement parler, les autres suivent une stratégie qui ne parait pas  claire au premier abord mais pourtant limpide dans mon esprit. La  société que je vais co-fonder en Septembre est d&#8217;ailleurs le chainon  manquant au dispositif à ce jour. Ceci étant dit, je fonctionne beaucoup  sur des coups de coeur, comme ce fut le cas avec <a title="Hellotipi" href="http://www.hellotipi.com/" target="_blank"><strong>Hellotipi</strong></a> par exemple.  <a title="Le blog d'Hellotipi et de François" href="http://www.hellotipi.com/blog/" target="_blank"><strong>François</strong></a>, le CEO, m&#8217;a parlé d&#8217;un projet que j&#8217;ai trouvé fantastique car  il mettait beaucoup d&#8217;emphase sur l&#8217;idée de protéger les données  privées d&#8217;une famille ou d&#8217;amis très proches tout en leur permettant de  les partager sans risque. Cette stratégie à l&#8217;opposé de celle de  Facebook m&#8217;a séduit. Après, nous sommes à des années lumières du succès  de Facebook, mais le simple fait de faire des choses positives et  pleines de sens est déjà le début d&#8217;un succès. Pour résumer, tu as  raison quand tu dis que je suis assez curieux. Quand je trouve qu&#8217;une  idée est bonne, je dois me faire violence pour ne pas essayer de la  mettre en oeuvre immédiatement et rester focus sur les projets déjà en  cours. Ce n&#8217;est pas toujours simple quand la passion lutte pour prendre  le pas sur la raison.<strong> Une bonne idée, des gens biens avec qui la  réaliser : il ne faut rien de plus pour lancer une start-up.</strong></p></blockquote>
<p><strong>4.</strong> Parlons de <a title="Digidust" href="http://www.digidust.com/" target="_blank"><strong>Digidust</strong></a> justement, dernier bébé en date puisqu&#8217;il a été  lancé il y a quelques semaines, comment se porte t&#8217;il ? Quelles sont le  type de sociétés que vous accompagnez ?</p>
<blockquote><p>Pour l&#8217;instant, nous sommes très en avance sur la road map que nous  avions déterminée. <strong>Stéphane Ménoret</strong> est au pilotage de nos activités et  il mène tout cela avec un talent certain. Concernant nos activités, nous  travaillons principalement pour des grands comptes même si quelques  amis entrepreneurs me demandent parfois de les aider sur tel ou tel  sujet. Pour être plus précis et te donner 2 exemples très différents,  nous réalisons en ce moment l&#8217;application iPhone d&#8217;une très grande  institution française dont tu devrais entendre parler courant Juin. En  parallèle, nous nous préparons également à couvrir le Tournoi de Tennis  de Roland Garros via Twitter et Facebook pour le compte de France  Télévisions, un groupe de chaines de TV qui a vraiment décidé de  s&#8217;impliquer et d&#8217;innover en matière de Médias Sociaux. En fait, ce que  nous apportons à nos clients, c&#8217;est principalement notre créativité et  notre expérience de l&#8217;Internet, le tout appuyé sur une réelle  compréhension du monde de l&#8217;entreprise issue de nos activités avec  Stonfield. Ces 3 piliers permettent à nos clients de tirer partie au  mieux de l&#8217;Internet au sens très large. Au-delà de cela, nous sommes une  société de conseil mais généralement, nos clients nous demandent  d&#8217;aller au-delà et de porter les développements pour eux, car, même  s&#8217;ils savent que nous les externalisons ce que nous produisons, ils ont  une réelle confiance en notre capacité à délivrer en temps et dans le  budget, qui d&#8217;ailleurs me touche beaucoup.</p></blockquote>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.logiste.be/blog/wp-content/uploads/05_2010/ban-po.jpg" alt="Interview   Pierre Olivier Carles" width="530" height="130" title="Interview   Pierre Olivier Carles Image" /></p>
<p><strong>5.</strong> Encore plus récemment il y a eu l&#8217;entré de <strong>Kima Ventures</strong> au capital  de <strong><a title="Labotec" href="http://labotec.com/" target="_blank">Labotec</a></strong>. A quoi va servir concrètement cet apport de fonds et quelle  va être l&#8217;implication du duo <strong>Jeremie Berrebi/Xavier Niel </strong>dans la  structure ?</p>
<blockquote><p>Cette entrée nous fait forcément très plaisir car elle est pleine de  sens. Lorsque <strong>Florian Seroussi</strong> et moi avons décidé de faire un tour de  table, début Février, nous avons eu la chance d&#8217;avoir de nombreux  contacts constructifs et très vite, les discussions se sont engagées  pour aller rapidement au bout de l&#8217;opération. Toutefois, ce que Jérémie  et Xavier peuvent apporter à une jeune start-up sur le marché des  applications mobiles nous a vraiment séduit. Ce sont deux entrepreneurs  différents mais expérimentés, très dynamiques et capables d&#8217;innover sans  avoir peur d&#8217;une approche inédite&#8230; et le modèle de Labotec nécessite  d&#8217;inventer chaque jour notre manière d&#8217;avancer. Leur vision et leurs  réseaux n&#8217;ont pas de prix dans ce genre d&#8217;aventure. Par ailleurs, ils  ont su répondre à notre souhait d&#8217;aller très vite, car l&#8217;énergie que  nous passions sur ce tour de table n&#8217;était pas dépensée sur notre core  business, ce qui n&#8217;est jamais un cadeau pour une jeune entreprise. Nous  sommes vraiment très très heureux de les avoir à bord.</p></blockquote>
<p><strong>6.</strong> Tu es partit t&#8217;installer plusieurs mois aux Etats-Unis pour ensuite  revenir en France, quel a été ton apprentissage le plus important  là-bas ? (je parle professionnellement, l&#8217;aspect personnel ne tient qu&#8217;à  toi) et comment comparerais-tu les 2 écosystèmes ?</p>
<blockquote><p>Disons que ce qui est important n&#8217;est pas réellement ce que j&#8217;y ai  appris, somme toute très technique, mais plutôt ce que j&#8217;y ai trouvé.  Quand tu as de l&#8217;énergie à revendre, il n&#8217;y a rien qui te pèse plus que  le manque d&#8217;esprit d&#8217;entreprise. Aux Etats-Unis, j&#8217;ai pu mesurer à quel  point c&#8217;est génétiquement ancré dans chaque personne. Ce contact te  procure une véritable bouffée d&#8217;oxygène quand tu es habitué à ce que  l&#8217;on t&#8217;explique que tu ne peux pas faire les choses aussi vite, que ce  n&#8217;est pas possible parce que personne ne l&#8217;a fait avant, que tu ne peux  pas réussir en suivant ce chemin, etc&#8230; D&#8217;un autre coté, je me suis  aperçu que, paradoxalement, les français sont vraiment pleins de  ressources et de créativité, ce qui les rend plutôt performants. Ainsi,  si on mélangeait les 2 ADN, je pense que l&#8217;on arriverait à une alchimie  vraiment intéressante. Maintenant, on te dit toujours que c&#8217;est plus  facile de créer une entreprise aux Etats-Unis qu&#8217;en France et je crois  que c&#8217;est faux. Les règles du jeu sont différentes mais il y en a des  deux cotés, dont certaines américaines qui ne sont pas tendres. Par  exemple, avoir un cabinet d&#8217;avocat de premier plan est l&#8217;un des tous  premiers investissements que tu fais aux USA, et pour Labotec et son  modèle inédit donc risqué, nous avons sorti près de 20 000 $ avant même  d&#8217;avoir réellement commencé à travailler. Ce n&#8217;aurait sans doute pas été  le cas en France. <strong>C&#8217;est plus rentable de créer une entreprise aux  Etats-Unis quand on réussi, mais plus facile, je ne suis pas certain.</strong></p></blockquote>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.logiste.be/blog/wp-content/uploads/05_2010/charity-water.jpg" alt="Interview   Pierre Olivier Carles" width="530" height="130" title="Interview   Pierre Olivier Carles Image" /></p>
<p><strong>7.</strong> Dernièrement (enfin depuis quelques mois) je te vois plutôt présent  lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de faire preuve d&#8217;altruisme. Je pense bien entendu à la  campagne Charity Waters qui a permit de récolter des fonds pour  construire un puits en Éthiopie mais aussi à certains relais que tu fais  sur Twitter, etc&#8230; bref tu t&#8217;investis. Est-ce que c&#8217;est quelque chose  que tu a toujours fait ou tu profite des outils sociaux actuels pour  multiplier l&#8217;impact potentiel ? Comptes-tu développer cette attitude ?</p>
<blockquote><p>En fait, j&#8217;essaye d&#8217;appliquer la même approche quel que soit le sujet  qui m&#8217;intéresse, avec détermination et enthousiasme pour peu que je sois  convaincu. Quand tu montes une entreprise, tu le fais pour régler un  problème ou apporter une certaine valeur ajouté. Quand tu décides de  porter un projet caritatif, humanitaire ou sanitaire, c&#8217;est exactement  la même chose sauf que la finalité n&#8217;est pas de faire de la croissance  ou de l&#8217;argent,<strong> mais simplement d&#8217;aider ceux qui en ont besoin sur le  sujet que tu as choisi.</strong> Au mois de Juin, par exemple, je vais aller  faire une mission d&#8217;une semaine au Maroc pour contribuer à apporter des  soins dentaires à des enfants et évangéliser sur les questions de  prévention bucco-dentaire, avec &laquo;&nbsp;<a title="Association Juste pour Eux" href="http://www.justepoureux.com/" target="_blank">Juste pour Eux</a>&laquo;&nbsp;, une association  fantastique, et une super équipe de dentistes toulousains que nous avons  réuni pour l&#8217;occasion. Pas de technologie dans ce projet &#8211; même s&#8217;il  est probable que j&#8217;en parle sur mon blog et demande à mes amis de  diffuser autour d&#8217;eux pour essayer d&#8217;inciter plus de monde à faire  pareil &#8211; mais beaucoup d&#8217;envie, de créativité et d&#8217;énergie simplement  parce qu&#8217;expliquer à des enfants de 6 à 12 ans que l&#8217;hygiène dentaire  est primordiale et les soigner est important et utile. Surtout, c&#8217;est  hors de leur porté si nous n&#8217;organisons pas cette opération, parce  qu&#8217;ils n&#8217;ont pas eu la chance de naitre là où je suis né ou d&#8217;avoir  l&#8217;éducation que j&#8217;ai eu. Nous ne nous rendons plus compte de ça au  quotidien, mais avec quelques euros et de l&#8217;énergie, nous pouvons  vraiment changer la vie d&#8217;une poignée de personnes. C&#8217;est peu, mais si  vous êtes l&#8217;une de ces personnes, cela devient énorme.</p></blockquote>
<p><strong>8.</strong> Enfin, si tu avais quelques lectures à recommander à ceux qui veulent se  lancer dans l&#8217;entrepreneuriat ou tout simplement partager des  livres/blogs qui t&#8217;ont marqués ou t&#8217;inspire (pas forcément traitant de  high-tech/web d&#8217;ailleurs), que recommanderais-tu ?</p>
<blockquote><p>Non, je n&#8217;ai pas de lecture particulière à conseiller. Je voudrais  simplement profiter de l&#8217;opportunité de parole que tu me donnes pour  partager avec ceux qui veulent se lancer quelques convictions que j&#8217;ai  acquises ces dernières années.<strong> Ce n&#8217;est jamais le bon moment pour se  lancer.</strong> Nous avons tous des responsabilités familiales, des emprunts,  des angoisses, des baisses de régime, des moments difficiles, un  entourage frileux quand il n&#8217;est pas hostile&#8230; <strong>Demandez-vous ce qui est  réellement important pour vous</strong>, cette carrière dans une entreprise qui  ne vous aime pas forcément mais qui vous assure de pouvoir payer vos  crédits ou aller au bout de vos idées quitte à sacrifier un peu de  sécurité et de confort ? Ne vous méprenez pas, la seconde réponse n&#8217;est  pas forcément la meilleure ; cela dépend de chacun d&#8217;entre nous&#8230; mais  si vous ne devez pas vous lancer, assurez-vous que vous le vivrez bien  et ne serez pas rongés par les regrets le reste de votre vie. Etre  entrepreneur est un état d&#8217;esprit plus qu&#8217;un statut. Vous pouvez  assouvir votre soif de créativité sans lancer d&#8217;entreprise, dans tout ce  que vous faites, y compris ce qui relève de l&#8217;humanitaire. Ceci dit,  regardez précisément ce que vous risquez de perdre en cas d&#8217;échec et ce  n&#8217;est peut-être pas tant que cela. <strong>Dans ce cas, si vous décidez de vous  lancer, faites-le à fond, avec détermination et passion</strong>. Faites le pour  le plaisir de vous réaliser, pas pour devenir riche. Si vous réussissez,  l&#8217;argent viendra tout seul. Surtout, faites preuve d&#8217;humilité car vous  êtes vulnérable comme je le suis aussi dès lors que l&#8217;on décide de  &laquo;&nbsp;faire&nbsp;&raquo;. Se lancer, c&#8217;est prendre le risque de se planter. Ce n&#8217;est pas  forcément grave car on en ressort plus fort, mais si on ne s&#8217;y prépare  pas, on peut très mal le vivre et ouvrir une plaie longue à cicatriser.  Enfin, je voudrais terminer par une certitude : <strong>monter une entreprise  est une fantastique aventure&#8230; mais ce n&#8217;est que du business, ce n&#8217;est  pas &laquo;&nbsp;la vraie vie&nbsp;&raquo;</strong>. <strong>La &laquo;&nbsp;vraie vie&nbsp;&raquo;, c&#8217;est prendre soin de votre famille  et rester cohérent avec votre conception de ce qu&#8217;est un être humain.</strong> Si  vous le gardez en tête, vous devriez baisser de façon très  significative votre niveau de stress. ;-)</p></blockquote>
<p><strong>Encore une fois un très grand merci à Pierre-Olivier pour le temps prit pour répondre à mes questions de manière aussi complète.</strong></p>
<hr />
<em>Article original écrit par Christophe et publié sur © <a href="http://www.logiste.be/blog">Homo Sapiens Internetus</a>, le 19/05/2010 </em><br/>
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		<title>Interview &#8211; Samuel Michelot</title>
		<link>http://www.logiste.be/blog/interview-samuel-michelot/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 07:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[application]]></category>
		<category><![CDATA[espagnol]]></category>
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		<category><![CDATA[MosaLingua]]></category>

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		<description><![CDATA[Après vous avoir parlé de l&#8217;application iPhone qu&#8217;il a développée, voici une petit interview de Samuel réalisée pour l&#8217;occasion. Ce qui permet d&#8217;une part d&#8217;apporter un éclairage différent sur le sujet mais aussi d&#8217;entamer un exercice qui, j&#8217;espère, sera plus fréquent sur le blog avec des questions posées à divers acteurs du web et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" src="http://www.logiste.be/blog/wp-content/uploads/03_2010/samuel-michelot.jpg" alt="Interview   Samuel Michelot" width="130" height="180" title="Interview   Samuel Michelot Image" />Après vous avoir parlé de<a title="MosaLingua : apprendre l'espagnol" href="http://www.logiste.be/blog/mosalingua-apprendre-lespagnol-sur-son-iphone/" target="_blank"><strong> l&#8217;application iPhone</strong></a> qu&#8217;il a développée, voici une petit interview de <strong>Samuel</strong> réalisée pour l&#8217;occasion. Ce qui permet d&#8217;une part d&#8217;apporter un éclairage différent sur le sujet mais aussi d&#8217;entamer un exercice qui, j&#8217;espère, sera plus fréquent sur le blog avec des questions posées à divers acteurs du web et des blogs.</p>
<p>Samuel est donc le créateur de l&#8217;application <strong>MosaLingua</strong>, qui permet d&#8217;<strong>apprendre l&#8217;espagnol via son iPhone ou son iPod</strong>, et bientôt de déclinaison en d&#8217;autres langues. Vous pouvez suivre l&#8217;évolution du projet <a title="Site MosaLingua" href="http://www.mosalingua.com/" target="_blank">sur le site</a> ou <a title="Le blog MosaLingua" href="http://www.mosalingua.com/blog/" target="_blank">le blog</a> dédié au projet ainsi que retrouver Samuel sur<a title="Twitter Samuel Michelot" href="http://twitter.com/mosalingua" target="_blank"> son compte Twitter</a>.<span id="more-1507"></span></p>
<p>- Bonjour Samuel, merci de bien vouloir répondre à mes quelques questions sur ton application Mosalingua. Alors tout d&#8217;abord pourrais-tu te présenter pour les lecteurs de H.S.I. s&#8217;il te plait ?</p>
<blockquote><p>OK, alors j’ai 27 ans, je suis ingénieur en informatique, je programme depuis plus de 10 ans. Je suis plutôt quelqu’un de passionné. Passionné par l’informatique évidemment, mais aussi par beaucoup d’autres domaines. En fait, j’adore apprendre de nouvelles choses, je suis un éternel étudiant, donc je lis beaucoup. En ce moment par exemple, je me passionne pour les théories d’apprentissage et de mémorisation.</p></blockquote>
<p>- Qu&#8217;est-ce qui t&#8217;a motivé à développer cette application ? Et pourquoi l&#8217;espagnol en priorité ?</p>
<blockquote><p>Bon, là cela devient plus personnel, mais c’est le but d’une interview, non ? Alors voilà, mon amie est Colombienne (d’ailleurs, on va se marier cet été), et je suis allé en Colombie voir sa famille et découvrir son pays. Mais le problème, c’est que 2 mois avant de partir, je ne parlais pas un mot d’espagnol (oui, j’avais fait Allemand à l’école), donc c’était un peu la panique, en plus, je n’avais pas le temps, j’avais pas mal de travail, plus d’autres projets annexes. Donc je voulais apprendre l’espagnol sur mon iPod Touch pour profiter de tous les temps morts de la journée : transport, etc. J’ai donc acheté des applications iPhone, et testé des méthodes sur CD-Rom, mais je ne trouvais rien qui correspondait à mes besoins. Et puis en lisant des articles sur le net, j’ai découvert la méthode de la répétition espacée. J’ai donc commencé à me faire une liste de vocabulaire en espagnol que j’ai apprise très rapidement grâce au logiciel de répétition espacé généraliste Anki (PC/Mac). Mais créer manuellement du contenu de qualité pour apprendre une langue prend beaucoup de temps, et je me suis rendu compte qu’il y avait une demande pour cela. C&#8217;est comme cela que j&#8217;ai décidé de me lancer.</p>
<p>En plus, je trouve que l’espagnol est une très belle langue et plutôt facile quand on est français. Et puis j’ai maintenant pas mal d’amis Latino-Américain ou Espagnol, en plus de la future belle famille ;-)</p>
<p>Et puis j’ai aussi un rêve… J’adore voyager, mais pas voyager genre « je visite le maximum de lieux en moins de 2 semaines, et je prendrais le temps de regarder les paysages sur les photos à mon retour ». Non, j’aimerais prendre le temps de découvrir de nouveaux pays et leurs cultures. Mais les 5 semaines de congés par an ne suffisent pas pour ce genre de voyages. En fait, j’aimerais pouvoir vivre et travailler quelques années dans un autre pays, pour bien prendre le temps de le découvrir. Donc voilà, je n’ai pas vraiment décidé de me lancer dans le développement iPhone pour gagner plein de pépètes, mais plutôt pour obtenir une mobilité et une autonomie financière. Je ne sais pas si j’y arriverais, mais bon, j’y travaille ;-) D’ailleurs, pour ceux qui sont intéressés par les « success stories » qu’ils ont pu entendre sur des développeurs iPhone, il faut savoir qu’une infime partie des développeurs arrivent à gagner leur vie en vendant des applications iPhone, et que l’AppStore commence à être réellement saturé : en janvier, il y avait 150 000 applications, avec 14 000 nouvelles applications par mois.</p></blockquote>
<p>- Pourrais-tu nous expliquer quels sont le processus et les étapes que tu as suivis entre le moment où tu as eu l&#8217;idée de Mosalingua et sa publication dans l&#8217;App Store ?</p>
<blockquote><p>Donc comme je disais, j’ai eu l’idée de MosaLingua en apprenant l’espagnol. Après, j’ai pris un congé création d’entreprise avec mon employeur. J’ai lu des bouquins sur la programmation iPhone, je programmais en Java et en C++ dans mes boulots précédents. J’ai donc pris le temps de tester différentes choses, puis j’ai contacté un prof d’espagnol (Julian), et on a créé ensemble le contenu de la première version. Cela a pris beaucoup de temps, car on a cherché à extraire un contenu utile pour un apprentissage efficace, avec différents classements (par catégories, et niveau). Julian a aussi fait un gros travail pour trouver les mots et les phrases communes à tous les pays, car il faut savoir que l’espagnol (ou Castellano) est parlé dans 21 pays par plus de 350 millions de personnes. On a ensuite fait les enregistrements, des 3000 cartes et des dialogues. J’ai travaillé sur le design avec ma sœur qui est graphiste. J’ai développé l’application, je l’ai soumise à Apple, qui l’a accepté en quelque jours, et voilà. Bon, cela a l’air simple comme ça, mais j’avoue qu’il y a eu des moments de doutes, et de difficultés. Et puis financièrement, il faut pouvoir tenir, car je n’ai pas encore vraiment de revenues.</p></blockquote>
<p>- D&#8217;un point de vue personnel j&#8217;ai crû comprendre qu&#8217;après avoir quitté ton emploi, et avoir fait un break de plusieurs semaines en Colombie, tu t&#8217;es attelé de plain-pied à Mosalingua. Je suppose que l&#8217;idée est de pouvoir vivre avec donc en plus de proposer plusieurs langues, et de les rendre de plus en plus complètes au fil du temps, as-tu d&#8217;autres projets à long terme ?</p>
<blockquote><p>Oui, tu as bien suivi mon blog ;-) Effectivement, je compte mettre à jour MosaLingua au fur et à mesure de mon apprentissage de l’espagnol. Actuellement, je me débrouille, je comprend bien, et je baragouine on va dire, mais comme je n’ai jamais pris de cours d’espagnol, ni appris la grammaire et la conjugaison, je sens que j’en suis à une étape où il va falloir que je m’y mette pour progresser… Et donc je compte bien apprendre tout ça avec MosaLingua, et en faire profiter aux autres ;-)<br />
Et puis évidemment, je ne peux pas espérer vivre uniquement de MosaLingua pour l’espagnol, le marché est trop petit, donc en fonction des opportunités et des rencontres je vais décliner cette méthode pour d’autres langues. J’ai déjà des contacts avancés pour l’anglais et l’esperanto.<br />
Sinon, j’ai plein d’autres idées d’applications (mobile ou web), dans le domaine des langues, mais pas seulement. Dès que j’ai une idée, je l’écris sur un carnet, et ce, depuis des années, donc il est déjà bien rempli…</p></blockquote>
<p>- Petite question perso : une appli pour apprendre le japonais ou le mandarin c&#8217;est pas prévu par hasard ? (bein oui j&#8217;aimerais bien apprendre aussi alors je fais mon marché ;))</p>
<blockquote><p>Pourquoi pas, en fait c’est en fonction des gens que je rencontre et des opportunités qui se présentent. D’ailleurs, si quelqu’un intéressé passe par là ;). Sinon, il n’y a pas que MosaLingua, je sais qu’il existe déjà pas mal d’appli iPhone pour apprendre le japonais (la langue préféré des geeks ;-)</p></blockquote>
<p>- Avec Mosalingua on voit que tu cherches aussi à être multi-plateforme et support. Outre l&#8217;iPhone et l&#8217;iPod Touch tu prévois des versions Androïd, éventuellement Palm Pré et j&#8217;ai lu que tu tenterais d&#8217;adapter ça à l&#8217;iPad si ça s&#8217;avère utile. Peut-on imaginer voir un jour le système décliné directement en apprentissage via un simple site web ou via une application desktop type Adobe AIR ? Est-ce que ça te semblerai pertinent ?</p>
<blockquote><p>Oui, en effet, même si j’adore mon iPod touch et mon Mac, je ne suis pas très fan des systèmes fermés. Idéologiquement, je préfère l’open source et les standards. C’est pour cela que j’ai décidé de développer MosaLingua à 80% avec des standards issus du Web comme l’HTML5 et le CSS3 pour une majeure partie de l’IHM de MosaLingua. C’est d’ailleurs un mode de développement qui commence tout doucement à s’amplifier. Pour l’instant, c’est encore le début, donc les quelques bibliothèques qui existent sont un peu buggés, et je sais que j’aurais mis moins de temps à développer avec le SDK iPhone, mais je pense que c’est l’avenir.</p>
<p>En fait, même si Apple a fait très fort avec son App Store et son SDK, je pense que c’est un retour en arrière par rapport aux standards du web. En fait, une très grande partie des applis iPhone (sauf les jeux 3D), pourrait être en fait des applications web, qui fonctionnerait sur tous les mobiles et même sur desktop. En effet, le navigateur Webkit, intégrés aux nouveaux smartphones (iPhone, Android, Palm Pre, Samsung) est très puissant, et intègre les dernières avancées (Base SQLite, vidéo, CSS3, animation, canvas, etc.). Mais bon, c’est une stratégie commerciale d&#8217;Apple, le nombre d’applications uniquement disponibles sur iPhone fait aussi sa force. Et puis le fait de proposer un système d’achat simple est une aubaine pour les développeurs indépendants, qui peuvent enfin espérer vivre de leur travail. C’est d’ailleurs pour cela que l’on trouve un grand nombre d’applications de qualité sur iPhone.<br />
Alors oui, je compte bien sortir MosaLingua sur d’autre plate-forme (mon téléphone est sous Android), et je n’aurais pas à redévelopper entièrement l’application. Pour l’iPad, cela sera je pense juste la feuille de style à changer, pour les autres plateformes, il y aura plus de travail car j’ai quand même du code spécifique à Apple, et que l’interface et l’ergonomie est différente sur les autres mobiles. J’aimerais aussi trouver le temps d’adapter MosaLingua pour le Web, en proposant du contenu gratuitement.</p></blockquote>
<p>- Que peut-on te souhaiter pour 2010 ?</p>
<blockquote><p>Ben, heu… de la réussite ;-)</p></blockquote>
<p>Encore merci à toi pour ces réponses à mes questions et bonne route à la saga MosaLingua !</p>
<blockquote><p>Merci à toi Christophe, et longue vie à H.S.I. !</p></blockquote>
<p>Pour ceux qui seraient intéressés d&#8217;en apprendre plus sur l&#8217;application et qui n&#8217;auraient pas vu mon article de présentation de celle-ci, suivez le lien vers &laquo;&nbsp;MosaLingua : apprendre l&#8217;espagnoel sur son iPhone&nbsp;&raquo; ou rendez-vous directement sur l&#8217;App Store ;)</p>
<hr />
<em>Article original écrit par Christophe et publié sur © <a href="http://www.logiste.be/blog">Homo Sapiens Internetus</a>, le 08/03/2010 </em><br/>
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		<title>Interview &#8211; Marc Schillaci</title>
		<link>http://www.logiste.be/blog/interview-marc-schillaci/</link>
		<comments>http://www.logiste.be/blog/interview-marc-schillaci/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 11:44:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[e-commerce]]></category>
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		<description><![CDATA[Note : cette interview est plutôt longue mais je vous invite vraiment à la lire, elle est vraiment très intéressante ;) Pour cette seconde interview de la série, j&#8217;ai la chance d&#8217;accueillir Marc Schillaci. Qui est Marc Schillaci ? Marc n&#8217;est peut-être pas une personne très &#171;&#160;visible&#160;&#187; dans le petit monde blogosphérique francophone (il n&#8217;a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Note : cette interview est plutôt longue mais je vous invite vraiment à la lire, elle est vraiment très intéressante ;)</em></p>
<p>Pour cette seconde interview de la série, j&#8217;ai la chance d&#8217;accueillir <strong>Marc Schillaci</strong>.</p>
<h5>Qui est Marc Schillaci ?</h5>
<p><a title="Page de présentation" href="http://oxatis.typepad.com/about.html" target="_blank"><img class="alignleft thumbs" style="border: 0pt none; margin: 3px 5px; float: left;" title="marc_schillaci.jpg" src="/blog/wp-content/uploads/06_2008/marc_schillaci.jpg" border="0" alt="Interview   Marc Schillaci" hspace="3" vspace="3" width="123" height="167" />Marc</a> n&#8217;est peut-être pas une personne très &laquo;&nbsp;visible&nbsp;&raquo; dans le petit monde blogosphérique francophone (il n&#8217;a pas de blog avec X milliers d&#8217;abonnés, n&#8217;a pas lancé le dernier digg-like à la mode, pas d&#8217;outils web2.0 dernier cri, &#8230;) mais il fait partie de ceux qui entreprennent avec un certain succès.</p>
<p>Dés le début des années 80 ( non le monsieur n&#8217;est pas retraité aujourd&#8217;hui, il a juste commencé très jeune ;) ) il développe PLAN IT, premier logiciel de planification pour PC, et un peu plus tard co-fonde DFL ( une société de service liée à l&#8217;arrivée des micro-ordinateurs dans les grandes entreprises ).<br />
En 1997 c&#8217;est <a href="http://ebz.com/" target="_blank">EBZ.COM</a> qui voit le jour, société pour laquelle il est co-fondateur et CEO. A nouveau le succès est au rendez-vous puisqu&#8217;au moment de sa revente EBZ est l&#8217;une des 3 premières plateformes américaine de commerce en ligne destiné au marché des TPE-PME.<span id="more-724"></span></p>
<p>Aujourd&#8217;hui c&#8217;est au tour d&#8217;<a title="Lien vers le site Oxatis" href="http://www.oxatis.com/" target="_blank"><strong>Oxatis</strong></a> (fondée en 2001) dont l&#8217;objectif est le même, permettre aux petites entreprises de disposer d&#8217;une solution professionnelle de commerce en ligne et cela de manière simple, souple et peu onéreuse. Marc tient également un <a title="Lien vers le blog de Marc Schillaci" href="http://www.marcschillaci.com/" target="_blank">blog à son nom</a>.</p>
<p>Mon premier contact avec <strong>Oxatis</strong> remonte au salon e-business 2007 à Bruxelles, où j&#8217;avais pu y rencontrer mon ami Hervé, le Directeur Marketing International. Maintenant que les présentations sont faites, entrons dans le vif du sujet ;)</p>
<h6>1 &#8211; Tout d&#8217;abord merci Marc de m&#8217;accorder cette interview ! Je t&#8217;avoue que je ne connaissais pas du tout ton parcours professionnel avant de préparer cette entrevue mais j&#8217;ai l&#8217;impression que tu a toujours rencontré pas mal de succès avec tes projets, tu a une recette particulière ? J&#8217;aime d&#8217;ailleurs beaucoup ta définition de l&#8217;entreprenariat que tu vois comme &laquo;&nbsp;une opportunité de créer ce qui n&#8217;existe pas encore, de le faire mieux que les autres, plus vite que les autres avec moins de moyens que les autres&nbsp;&raquo;.</h6>
<blockquote><p>Merci à toi Chris de me donner l’opportunité de parler d’entrepreneuriat.</p>
<p>Tu as gentiment parlé de mes succès, mais je voulais vraiment dire à tous que l’entrepreneur connait aussi des échecs. J’en ai connu de toutes sortes : mauvaises idées, mauvaises associations, mauvais moment, etc.</p>
<p>La où je pense m’en être bien tiré c’est que j’ai eu la chance de commencer très jeune par un succès avec PLAN IT. Je me souviens que j’écrivait le code sur des feuilles de papier sur les bancs de l’école et que je tapais le code le soir (les PC étaient rares en 1981, on les partageaient). J’avais 20 ans, je n’y connaissais rien en planification (rien en informatique non plus !), sauf les quelques « trucs » que j’étais en train d’apprendre sur les bancs de l’école des Travaux Publics (ça mène à tout !), j’achetais des tas de livres sur le sujet et j’ajoutais des fonctions que je trouvais utiles. J’ai eu la chance immense d’avoir la bonne idée au bon moment (il n’y avait aucun concurrent !), de trouver le bon éditeur pour me commercialiser, la bonne structure juridique pour publier (le père de ma petite amie de l’époque était fiscaliste et je me suis retrouvé « Inventeur de progiciel », j’aurais aime voir la tête de la personne des impôts qui tentait de décoder ma feuille !).</p>
<p>Bref au bout d’un an, à force de travail et d’astuces, j’ai fini par publier mon logiciel et là, surprise, j’ai vendu à tous les grands. Bouygues, Dumez, CBC, toutes les grandes sociétés de BTP ont acheté cela. Et comme c’était au début des années 80, nous avions un président qui avait des Grands Projets (ils en ont tous J ), et mon logiciel s’est retrouvé utilisé pour rénover le Louvre, construire la Pyramide, L’opéra Bastille, l’Arche de la Défense, les centaines de km de voies de TGV, etc.</p>
<p>Je ne dis pas que je n’ai pas travaillé dur pour arriver à faire cela, mais ce que je retiens, c’est que ce genre de chance te donne un grande confiance en toi. Puisque tu as eu un succès d’entrepreneur pourquoi ne pas en avoir d’autres. Et surtout si tu connais l’échec, et c’est mon cas, tu peux le relativiser et ne pas te dire que c’est « toi qui est nul », mais que tu as simplement fais les choses un peu moins bien, peut-être au mauvais moment, etc. Et de trouver le courage de recommencer.</p>
<p>Je vois souvent des amis qui se lancent, certains ont mon âge (46) et veulent faire qq chose eux même après une longue période en entreprise, d’autres sont beaucoup plus jeunes. Et j’ai envie de leur dire : soyez prêt à ne pas être affecté par l’échec. C’est notre grand malheur en France (et peut-être en Europe par rapport aux USA ou à l’Asie), c’est que l’entrepreneur qui a failli est immédiatement catalogué comme un nul et comme celui qui n’est pas fait pour cela. Que ce soit au niveau des banquiers (difficile de recommencer après un échec, même si on a pas laissé de dettes), au niveau des amis ou de la famille qui ont tendance à conseiller une voie « plus sage » que le risque d’entreprendre.</p>
<p>Ce que je trouve extraordinaire avec le commerce en ligne en ce moment, c’est que des gens peuvent se lancer dans l’entreprise sans mettre leur vie en péril. Ca marche tant mieux, ca ne marche pas, au pire tant pis, sinon on change un peu de cible, on améliore, ou on abandonne sans avoir dépensé des dizaines de milliers d’euros. On peut se lancer alors que l’on est salarié (finalement un peu comme je l’ai fait pendant que j’étais étudiant), etc.</p>
<p>Un de mes « secrets d’entrepreneur », c’est minimiser les risques tout en maximisant les opportunités ! Le commerce en ligne est une sacrée occasion de l’appliquer.</p>
<p>Une fois passé cette phase solitaire, qui m’a permis finalement de me lancer sans risques, sans associé à choisir, sans fonds, j’ai eu envie d’aller plus loin. Je me suis rapidement (pas assez ?) aperçu de mes limites. Par exemple, je sais que si mon équipe de développement me lit, ils vont avoir un grand sourire en travers du visage… on est toujours moins bon que les meilleurs, mais je sais qu’ils sont tout de même content que je puisse dialoguer 3 heures avec eux en comprenant de quoi ils me parlent et assumer les décisions que nous prennons ensembles.</p>
<p>S’entourer de gens meilleurs que soi, c’est sans doute un des secrets de la réussite dans l’entrepreneuriat. Pas facile de le faire. Au début par manque de moyens (<em>When you pay peanuts you get monkeys</em> comme on dit aux USA), et une fois que l’on a les moyens, on a souvent peur de ne pas être à la hauteur. Mais c’est un cap à franchir. Comprendre que ce qui est motivant pour « les meilleurs » c’est aussi de travailler avec « d’autres meilleurs ». Cela compte souvent autant que la rémunération. Et la on retrouve le rôle « entraineur » du chef d’entreprise, mettre ses équipes en résonnance !</p>
<p>Je pense que c’est comme cela que l’on peut faire mieux avec moins de moyens. Et c’est souvent plus intéressant que de juste gérer les budgets (je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire aussi ) !</p>
<p>Bref, je m’arrête car je pourrais en parler des heures !</p></blockquote>
<h6>2 &#8211; Tu n&#8217;est pas seulement entrepreneur mais également blogueur depuis bientôt 2 ans ( tu n&#8217;est pas le seul dans la team d&#8217;ailleurs ). Qu&#8217;est-ce qui t&#8217;intéresse le plus dans cet exercice ? Plutôt l&#8217;aspect promo pour Oxatis, le partage autour d&#8217;une thématique qui te tient à coeur, la notoriété ou autre chose ?</h6>
<blockquote><p>Je ne vais pas être langue de bois, la promo pour <a title="Oxatis, site e-commerce" href="http://www.oxatis.com/" target="_blank">Oxatis</a> c’est important. Cela me permet aussi de blogger « professionnellement », c’est une opportunité pour ne pas avoir à le faire en dehors du boulot au détriment de ma vie familiale.</p>
<p>Ensuite cela permet de dire certaines choses différentes/différemment. Soit des choses qui n’ont rien à faire dans un « site corporate » même si elles ont un rapport direct avec Oxatis, soit des choses qui sont plus orienté vers l’entreprise, l’opportunité de parler entreprenariat, de motiver des gens pour se lancer, de partager des coups de gueule !</p>
<p>La notoriété, je ne suis pas certain que ce soit un objectif pour moi, je suis heureux sans et je préfère construire ma réputation sur ce que je fais plutôt que sur ce que je dis. Mais entreprendre c’est jouer avec les règles du jeu, et sur le net aujourd’hui dans la règle du jeu, il y a blog, il y a personnalisation de la relation. Donc je joue le jeu.</p>
<p>Et puis j’ai la chance de faire cela dans un environnement client extraordinaire. J’ai sans doute créé des logiciels avec qui les gens ont fait des choses extraordinaires (des grands ouvrages, des barrages, des lignes de TVG, des sous-marins nucléaires), mais sincèrement ce ne sont que des « choses ». Avec Oxatis c’est la VIE des gens qui change et je peux te garantir que cela ne laisse pas indifférent ! Une anecdote (mais j’en ai 100), il y a 3 semaines j’ai acheté un article sur un site Oxatis. Le lendemain j’ai un coup du fil du marchand qui me dit « Je sais qui vous êtes ( !!!) et je voulais vous dire un grand merci ». Naïvement je lui réponds « mais de rien, c’est bien normal que si j’ai quelque chose à acheter je le fasse sur un site Oxatis ». Il me réponds « ce n’est pas de cela que je veux vous parler. Je vous dis un grand merci parce que vous avez changé ma vie. J’avais une boutique qui marchait tant bien que mal, et en 3 ans j’ai quintuplé mon chiffre grâce au commerce en ligne ». Il n’y a pas beaucoup de métier où on peut avoir la chance d’entendre ce genre de choses, et quand tu entends cela, tu as envie de le partager et un blog est un outil optimal pour partager cela.</p></blockquote>
<h6>3- &laquo;&nbsp;Réussir sa boutique en ligne&nbsp;&raquo; est ton premier livre qui devrait paraitre d&#8217;ici fin aout aux Editions First, tu peux nous en parler un peu ?</h6>
<blockquote><p>Cela fait très longtemps que j’avais envie d’écrire sur le commerce en ligne. Quand j’étais aux USA, j’avais cosigné avec mon associé américain un livre au titre un peu provocateur «  eBusiness for e-Bozo » (l’e-business pour les Clowns). Il y a dix huit mois, en faisant un peu de rangement je retombe dessus (j’ai d’ailleurs fait <a title="Lien vers le billet sur e-bozo" href="http://fr.marcschillaci.com/2007/09/do-you-speak-tp.html" target="_blank">un petit billet</a> la dessus à l’époque) et je me suis aperçu que même s’il était totalement obsolète compte tenu de l’évolution du commerce en ligne, le sujet traité était plus que d’actualité.</p>
<p>Le principe c’est de parler commerce en ligne sans jamais parler HTML, java et autre acronymes. Le principe c’est de parler commerce !</p>
<p>Tout est basé sur les différents challenges que rencontre un ecommerçant. C’est quoi une bonne page d’accueil ? Quelles sont les 5 pages indispensables dans un site marchand ? C’est quoi u bon catalogue ? Comment organiser/pricer ses ports ? Quelles méthodes de paiement offrir ? Quelles opportunités apportent les places de marché ? Comment se faire connaitre ? Que faire quand le site ne vend rien ?</p>
<p>C’est 16 chapitres, 300 pages, des « pas à pas », des « kits de survie », infiniment plus de travail que ce que j’avais imaginé !</p>
<p>Et puis c’est un challenge de plus pour moi. Je me suis toujours considéré comme « nul en Français » moi qui ne comprend pas que des gens puissent se dire « nuls en maths », et c’est le juste retour de bâton, maintenant je passe plus de temps à écrire qu’à calculer !</p></blockquote>
<h6>4 &#8211; Mes interviews ayant toujours un rapport, de près ou de loin, avec la Belgique pourrais-tu nous expliquer quels sont tes rapports et ceux d&#8217;Oxatis avec ce pays ?</h6>
<blockquote><p>Nos rapports avec la Belgique, c’est que nous avons la chance qu’une partie de ton beau pays parle le français et qu’à ce titre, nous avons déjà des sites marchands belges. Ensuite j’aime bien votre bi culturisme (je sais que je devrais peut-être me taire en ce moment), mais quelle chance de ne pas pouvoir parler qu’une seule langue et de devoir en parler 2, ce qui signifie en parler 3 car l’anglais devient obligatoire. Quel frein pour l’Europe que nos langues ! Je sais que c’est agréable, que c’est nos cultures, mais d’un point de vue business, si l’Europe ne parlait qu’une langue nous serions 5 fois plus gros aujourd’hui chez Oxatis. Que d’emplois à créer… mais bon passons.</p>
<p>Enfin je vais peut-être accepter d’être au Board d’une très belle entreprise Belge (je ne peux pas citer le nom), donc cela me rapprochera encore plus.</p></blockquote>
<h6>5 &#8211; L&#8217;actualité d&#8217;Oxatis (il y a 3-4 semaines déjà) c&#8217;est la récente levée de fond d&#8217;une valeur de 2 millions d&#8217;euros. Etant donné que vous êtes déjà numéro 1 en France et que vous voulez commencer à vous étendre dans le reste de L&#8217;Europe, à quoi vont principalement servir ces fonds ? Plutôt consolider la base ou tout miser sur l&#8217;expansion ? Il me semble que l&#8217;évolution du e-commerce en ligne est en augmentation un peu partout (je suis loin d&#8217;être un expert cela dit) mais que certains marchés européens sont plus concurrentiel que d&#8217;autres. Vers où allez-vous vous tourner ?</h6>
<blockquote><p><img class="thumbs alignright" style="float: right;" title="oxatis_badge.jpg" src="/blog/wp-content/uploads/06_2008/oxatis_badge.jpg" border="0" alt="Interview   Marc Schillaci" hspace="3" vspace="3" width="150" height="97" />Si le marché du e-Commerce explose vraiment en France, comme je le pense, nous ne pouvons pas nous permettre de dire « nous sommes numéro 1 c’est gagné ». Si ce marché explose nous allons devoir mettre les moyens de rester numéro 1. Le problème est de savoir si le numéro 1 aura 10.000 marchands dans 3 ans ou 50.000. A 10.000 nous n’avions pas besoin d’argent pour le faire. A 50.000 je pense qu’il fallait que nous nous donnions ces moyens. Je suis persuadé que nos concurrents de demain, ne sont pas les numéros 2 et 3 de demain (je le leur souhaite cependant, je m’entends bien avec eux et je les respecte). Nos concurrents de demain seront des gros acteurs européens ou mondiaux, peut-être pas dans le commerce en ligne aujourd’hui, qui pourront mettre les moyens au bon moment pour adresser le marché exactement quand il faut. Est-ce dans 3 mois, 9 mois, 18 mois … personne ne sait. Mais le jour où cela arrivera il vaudra mieux être prêt.</p>
<p>Aux US ils disent « le pire jour de ta vie c’est celui ou l’on vend les billets d’un dollar pour 20 cents et que tu n’as que 10 cents en poche ». Si un jour cela arrive pour le e-Commerce, et ça arrivera, je pourrais mettre 20 Cents sur la table.</p>
<p>Si nous avons levé des fonds c’est que nous étions les seuls (tu cherchais des différentiateurs J ) à avoir un modèle économique sain.  Nous vendons pas cher à nos clients et nous sommes rentables, même en phase de forte croissance. Nous avons pas trop mal fait notre travail en France. Reste à savoir si c’est répliquable. C’est ce que nous nous empressons de faire en Espagne et en Italie. Nous allons dérouler la même méthode, en l’adaptant à la culture du pays. Nous avons choisi les pays du sud car il y a un déficit fort dans le commerce en ligne entre les pays du nord (Scandinavie, UK, Allemagne) et les pays du sud (France, Italie, Espagne). Si tu veux un chiffre, il y a 6 fois moins de site marchands dans le sud que dans le nord à PIB égal !</p>
<p>Mais attention, tous les développements à l’étranger passent d’abord par un succès en France. Donc on va y faire de très gros efforts.</p></blockquote>
<h6>6- De mon point de vue de bloggueur je trouve ça étonnant car la blogosphère espagnole est plutôt très active justement, tout comme les lancements de projets du genre &laquo;&nbsp;2.0&#8243;, et le succès est au rendez-vous (Wikio, avec tout ce qu&#8217;il a d&#8217;imparfait, le montre assez nettement : http://blog.wikio.fr/2008/05/top-50-des-blog.html). Bref ça bouge pas mal chez eux mais l&#8217;e-commerce semble moins concerné. Comment expliques-tu cette différence Nord-Sud ?</h6>
<blockquote><p>La différence Nord/Sud s’explique probablement par quelques « détails » très importants.</p>
<p>1) le taux d’utilisation des PC familiaux en Europe du Sud reste assez faible par rapport à l’europe du nord.</p>
<p>2) France Télécom nous a fait perdre 2 ou 3 ans en poussant jusqu’au bout le Minitel. On ne se rappelle plus de cela, mais il y a seulement 7 ans, le CA du minitel était supérieur au CA de l’Internet en France ! Belle façon de transformer une opportunité en désastre. Bien entendu c’est du passé, mais il nous manque la génération des petits entrepreneurs du web des années 2001-2004.</p>
<p>3) les banques françaises ont leur part dans le même désastre. Pour pousser le système « carte à puce » elles ont confirmé le bruit qui fait que l’utilisation de la carte sur le Net est dangereuse. Quelle honte ! Quand tu compares du SSL avec les bits non codés qui passent à genoux sur les fils d’un Minitel, tu peux sérieusement te demander de qui on se moque. Tout cela pour tenter de nous imposer des claviers spéciaux avec la carte à puce ! Donc elles ont mis 100% du risques des cartes volées sur les vendeurs au lieu de faire comme dans tous les pays civilisés ou quand un client « dispute » un achat avec sa carte de crédit, on écoute les 2 parties. Je remarque que maintenant que 3D-Secure arrive (en France c’est en octobre 2008) et qu’elles se retrouve avec la charge du débit pour leur pomme, elles osent dire que 3D-Secure, avec son mot de passe à entrer, va faire perdre des clients aux boutiques. Comme si le code PIN avait fait perdre des clients aux magasins de ville ! Est-ce que tu te dis « tiens je vais aller acheter en face car comme cela je me fatigue moins car il n’y a pas le code pIN à entrer » ! Bref le système bancaire français n’a vraiment pas aidé le commerce en ligne en refusant les contrats de VAD à tour de bras et en faisant tout pour que rien n’évolue.</p>
<p>4) La Poste qui est notre principal transporteur, a fait d’énormes progrès en 5 ans … façon élégante de dire que notre logistique était très en retard il y a 5 ans. Il en va de même en Italie et en Espagne.</p>
<p>5) L’état ne fait aucun cadeaux aux entrepreneurs. Dès que tu as un Registre du Commerce l’URSSAF et tous les organismes (im)possibles et (in)imaginables te tombent dessus et te demande des acomptes forfaitaires avant même que tu ais encaissé un Euro ! A comparer avec les USA où il y a un moratoire sur les Sales taxes (notre TVA) sur le Net depuis plus de 10 ans !</p>
<p>Voila, quand tu ajoute tout cela, et nos amis Italiens et Espagnols, s’ils n’ont pas exactement les même tares sont tout de même, comme nous, des champions de l’immobilisme, tu te retrouve avec ce retard incroyable.</p>
<p>Pourquoi cela ne se produit pas dans le blog ? Eh bien aucun de ces 5 points ne concernent pas les blogs !</p></blockquote>
<h6>7- Tu parlais de gros efforts un peu plus haut et cela me fait penser à une anecdote. En terme de blogging, il m&#8217;est arrivé plusieurs fois d&#8217;être contacté par des personnes voulant lancer un blog sur un sujet pas forcément de niche (le poker notamment, &#8230;) et me demandant comment faire pour &laquo;&nbsp;lancer son blog pour gagner plein d&#8217;argent avec des pubs sur lesquelles il suffit de cliquer pour encaisser&nbsp;&raquo;. Lorsque je leur explique que la seule façon de peut-être générer un revenu est d&#8217;apporter non seulement du contenu pertinent, de travailler au quotidien sur son espace mais aussi d&#8217;investir un minimum au départ (nom de domaine, hébergement, promotion, &#8230;), il n&#8217;y a plus personne. Cela démontre encore une très grande méconnaissance de la chose de la part de l&#8217;utilisateur lambda, est-ce que vous ressentez aussi ce phénomène de l&#8217;abandon de boutique après quelques mois parce qu&#8217;elle ne décolle pas ou parce que les marchands n&#8217;ont pas vu l&#8217;activité comme une course de fond ?</h6>
<blockquote><p>Bien entendu ! Je prépare d’ailleurs un billet sur mon blog sur la barrière qu’il faut avoir la patience de franchir et l’état d’esprit des clients qui réussissent. En fait, en moyenne, ceux qui réussissent avec nous ont un profil assez simple : ils écoutent (nous mais aussi les autres acteurs), ils travaillent (beaucoup), ils sont patients et persévérant.</p>
<p>Ca me rappelle un prof de math, d’un des meilleurs lycées de France, qui disait « Je ne crois pas aux gens intelligents »… sous entendu « ceux qui bossent vont plus loin que ceux qui sont doués » !</p></blockquote>
<h6>8 &#8211; En dehors des évènements (du type salons, cycle de conférences, &#8230;) que faites vous pour promouvoir la marque ? ( que ce soit online ou offline ) Pensez-vous mettre en place des campagnes promotionnelles à l&#8217;avenir, notamment via les blogs (que ce soit sous forme de publi-rédactionnels, d&#8217;articles sponsorisés, d&#8217;achat de bannières ou autres) ? Il me semble qu&#8217;il existe quelques blogs très spécialisés dans le domaine mais pas encore &laquo;&nbsp;exploités&nbsp;&raquo; par les sociétés du secteur.</h6>
<blockquote><p>La réponse c’est qu’il faut TOUT faire et tout mesurer ! Et quand cela n’a pas marché, avant de conclure que « c’était nul », changer quelques détails, recommencer et remesurer !</p>
<p>Je ne pense pas que tu nous verras « claquer » des milles et des cents, mais nous iront jusqu’au bout de chaque idée, par petits pas (on tombe toujours de moins haut et on arrive à grimper même si on est pas un grand athlète).</p>
<p>On essaye de faire des choses originales, comme l’e-Commerce Academy. (A ce propos que ceux qui pensent que j’ai pompé l’idée à la télé se détrompent, nous avions déjà une « Soho-Scolarship » en 1999 aux USA !).</p>
<p>Bref tout ce que l’on nomme Guerrilla marketing. Avec des moyens un peu plus importants qu’avant.</p></blockquote>
<h6>9 &#8211; Tout le monde doit y passer, voici la question impertinente ;)<br />
Mise en situation : je me lève un matin avec l&#8217;idée de vendre quelque chose en ligne. J&#8217;ai envie de proposer une boutique qui fasse un minimum &laquo;&nbsp;pro&nbsp;&raquo; (paiement en ligne, présentation honorable, fiabilité des transactions, disponibilité d&#8217;accès, &#8230;) mais comme je n&#8217;y connais pas grand chose dans le domaine je sais qu&#8217;il me faudra quelques semaines/mois avant de voir si le marché est potentiellement intéressant, d&#8217;avoir une boutique vraiment optimisée, avec son ambiance particulière, avec un catalogue étoffé, &#8230; sauf qu&#8217;au fond ce que je cherche ce n&#8217;est pas tant de savoir qui me propose la meilleure offre, le meilleur logiciel, &#8230; mais celle qui me fera gagner le plus, vendre le plus. Qu&#8217;est-ce qui fait VRAIMENT votre différence et votre plu value ? Qu&#8217;est-ce qui me motiverait à dire &laquo;&nbsp;banco, je débourse 50 euros/mois chez eux parce que ça me permettra de gagner plus au final qu&#8217;une solution moins onéreuse, voire gratuite&nbsp;&raquo; ?</h6>
<blockquote><p>J’adore ta question car la réponse EST dans la question. Ce qui nous différencie des autres ? C’est TOUT ce que tu as listé et que, comme tu le dit, nous faisons VRAIMENT. Cela ne coûte vraiment que 50€, il n’y a vraiment aucun engagement, c’est vraiment une technologie au top, tu as vraiment un support en ligne irréprochable avec des gens qui ne font que du commerce en ligne (je m’amuse à dire que les collaborateurs <a title="Voir le site Oxatis" href="http://www.oxatis.com/" target="_blank">Oxatis</a>, ce sont des sachets de thé dans la grande tasse du e-Commerce ! » Chez nous on baigne la dedans, les e-Commerçants sont notre raison d’être).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="thumbs aligncenter" style="border: 0pt none; margin: 3px 5px;" title="oxatis_logo.jpg" src="/blog/wp-content/uploads/06_2008/oxatis_logo.jpg" border="0" alt="Interview   Marc Schillaci" hspace="3" vspace="3" width="160" height="68" /></p>
<p>Bien sûr tu peux me dire « mais tout le monde dit cela ». Le problème c’est qu’ils ne disent et qu’ils ne le font pas. Un exemple ? Il y a quelques mois nos amis de PayPal sont contactés par une « entité » qui souhaite commercialiser quelques dizaines de milliers de pack de commerce. Exigence : Être compatible PayPal, PayPal Express, eBay, Shopping et être une solution Française. Il n’y a pas deux solutions en France qui réponde à ces critères.</p>
<p>Alors si tu ajoute être aussi compatible avec 25 systèmes de paiement, être vraiment intégré dans des logiciels de gestion, etc, etc, etc …  nous nous sentons très seuls J</p>
<p>Notre problème c’est comment faire en sorte que les clients fassent la différence. Mais bon je ne vais pas me plaindre, la difficulté de différencier le leader des autres, c’est aussi l’opportunité pour nos milliers de clients d’exister en ayant l’air presque aussi gros que les gros J</p></blockquote>
<h6>10 &#8211; Pour finir sur le sujet Oxatis, que peux t&#8217;on en attendre pour l&#8217;avenir ? Outre l&#8217;expansion européenne et vu ton expérience acquise avec EBZ sur ce marché avez vous des vues sur l&#8217;Amérique du nord (USA, Canada) ? Est-il envisageable de décliner une version des boutiques dédiée aux téléphones mobiles, de présenter son shop sous forme d&#8217;interface riche our encore d&#8217;intégrer éventuellement les mondes virtuels ? Je crois savoir que vos développeurs n&#8217;ont pas de moufles quand ils codent donc &#8230; (ndlr : ce sont les premiers à avoir intégré avec succès la solution PayPal Express CheckOut).</h6>
<blockquote><p>Il y a des questions auxquelles je ne peux pas répondre car je ne sais simplement pas. Est-ce que le prochain marché sera les USA, l’Asie, la Russie ou simplement une petite partie de l’Europe, c’est vraiment impossible d’y répondre. Il y a un million de marchands aux USA, il y en aura un million en Europe dans 3 ans. Il y a de quoi faire en Europe.</p>
<p>En ce qui concerne nos projets de développement, c’est vrai que j’ai de la chance d’avoir une équipe extraordinaire. Je ne vais pas entrer dans le jeu est-ce que l’ASP c’est mieux que le PHP (pour moi chaque religion se respecte), mais quand tu as la chance d’avoir dans ton équipe 3 personnes qui font de l’ASP depuis 1995 ( !!!) c’est un peu comme si tu mettais les 500 meilleurs programmeurs ASP de la planète dans un 747 et que tu avais 3 des tiens en première classe J</p>
<p>Alors pour nous résumer (sic) voila ce que nous allons faire :</p>
<p>- Aider nos clients à trouver de nouveaux clients dans un internet de plus en plus complexe : Interface eBay, Mobiles, Widgets…<br />
- Aider nos clients à vendre plus à leurs anciens clients (promo, fidélisation, tarification différenciée …)<br />
- Aider nos clients à mieux utiliser les choses complexes du commerce en ligne (interface d’administration plus intuitive)<br />
- Couvrir des niches fonctionnelles<br />
- Investir massivement sur l’automatisation de notre plateforme. Fournir le service que nous fournissons pour 50€/mois cela signifie que nous devons consacrer 30% de nos investissements à l’automatisation de TOUT ce qui est automatisable.</p></blockquote>
<h6>11 &#8211; D&#8217;un point de vue personnel, penses-tu déjà à de nouveaux projets ? Quels sont les plus gros défis que tu veux/voudrais relever sur le web ?</h6>
<blockquote><p>Au risque de te décevoir, non je n’ai pas de nouveaux projets, mais Oxatis c’est comme un nouveau projet tous les trimestres ! On avance à une vitesse incroyable . Il m’arrive de tomber sur un mail ou un document et de me dire « on faisait ça en 2004 »… et hop je vois que la date c’est fin 2006. Juste 6 trimestres ! L’âge de bronze J</p>
<p>Le plus gros défi que j’ai devant moi c’est respecter ce que j’ai « vendu » à mes investisseurs. Car si je le fais, cela signifiera que nous avons des dizaines de milliers de clients satisfaits, que mes collaborateurs d’aujourd’hui et de demain auront eu des opportunités de s’éclater dans leur travail et de grandir chaque trimestre, et que je me serais régalé à être au cœur de tout ça.</p>
<p>Mon autre plus gros défi, c’est ma famille. Quand j’aurais 70 ans, je ne sais pas si un client se souviendra de moi. Je veux faire en sorte d’être là pour les miens.</p></blockquote>
<p>Je remercie à nouveau Marc pour avoir répondu aussi complètement à mes questions de novice ainsi que <a title="Lien vers le blog de Hervé" href="http://www.valvert.net/" target="_blank">Hervé</a> pour nous avoir mit en contact. En tous cas j&#8217;ai vraiment découvert de nouvelles choses sur le commerce en ligne à travers cette interview et sa préparation ( oui je sais c&#8217;était pas trop difficile vu ce que j&#8217;en connaissais avant ;) ).</p>
<hr />
<em>Article original écrit par Christophe et publié sur © <a href="http://www.logiste.be/blog">Homo Sapiens Internetus</a>, le 23/06/2008 </em><br/>
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		<title>Interview &#8211; Christophe Lefevre</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2008 08:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une nouvelle section voit le jour sur H.S.I. : les interviews. Cela faisait un moment que j&#8217;y réfléchissais mais comme beaucoup d&#8217;autres blogs en proposent déjà je voulais essayer de trouver une petite particularité dans le choix des personnes interrogées. Je n&#8217;ai pas eu à chercher bien longtemps puisque j&#8217;ai opté pour des interviews centrées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle section voit le jour sur H.S.I. : <strong>les interviews</strong>. Cela faisait un moment que j&#8217;y réfléchissais mais comme beaucoup d&#8217;autres blogs en proposent déjà je voulais essayer de trouver une petite particularité dans le choix des personnes interrogées. Je n&#8217;ai pas eu à chercher bien longtemps puisque j&#8217;ai opté pour des <strong>interviews centrées sur des acteurs belge du Web actuel</strong>. Bloggueurs, entrepreneurs, investisseurs, &#8230; ils peuvent tous passer à la moulinette pour autant qu&#8217;ils aient un rapport quelconque avec le plat pays ( et qu&#8217;ils accèdent à ma requête bien entendu ).</p>
<p>Pour ce premier numéro ( soyez donc indulgent avec moi ^^ ) il m&#8217;a paru assez logique de me tourner vers mon ami <strong>Christophe Lefevre</strong> qui est certainement l&#8217;une des personnes les plus en vue dans le petit monde belge du web.</p>
<h5>Qui est Christophe Lefevre ?</h5>
<p><span id="more-635"></span></p>
<p><img class="alignleft thumbs" style="border: 0pt none; margin: 3px 5px; float: left;" title="itw_bleebot1.jpg" src="/blog/wp-content/uploads/05_2008/itw_bleebot1.jpg" border="0" alt="Interview   Christophe Lefevre" hspace="3" vspace="3" width="105" height="120" />Christophe est actuellement employé comme développeur par RTL Digital à Bruxelles mais son implication sur la toile va bien au delà de ce travail.<br />
Auteur de l&#8217;un des blogs les plus connus autour du phénomène &laquo;&nbsp;2.0&#8243; (Le <span class="removed_link" title="http://bleebot.com/blog/">Bleebot Blog</span>), initiateur de blogs collaboratif ( <a title="TheFeedr, le blog collaboratif" href="http://thefeedr.com/" target="_blank">TheFeedr</a> &#8211; <span class="removed_link" title="http://smashingcoding.com/">Smashing Coding</span> ), créateur d&#8217;une multitude de projets divers et variés ( Likipad &#8211; Vide On &#8211; <span class="removed_link" title="http://blom.bleebot.com/">Blom</span> &#8211; SimpleJS &#8211; Nextblog &#8211; Blogcloud &#8211; Mark-it &#8211; Pictolinks &#8211; Desyr &#8211; &#8230; ). Il est à la base du digg-like bien connu <span class="removed_link" title="http://blogasty.com/home">Blogasty</span> et vient également de lancer un nouveau service : <strong>Vibstars </strong>(<em>MAJ 2009 : le site renvoit maintenant vers un site érotique donc le lien est retiré</em>)</p>
<h6>1- Bonjour Christophe ! Merci à toi d&#8217;accepter cette petite entrevue, est-ce que ta présentation te parait assez complète ? Je n&#8217;ai rien oublié ?</h6>
<blockquote><p>Oui tout à fait.  Que dire de plus?</p></blockquote>
<h6>2- On va commencer en parlant un peu de ton nouveau bébé : Vibstars. Pourrais-tu nous le présenter en quelques mots et nous expliquer comment tu en a eu l&#8217;idée au départ ?</h6>
<blockquote><p>Les plateforme de miniblogging ont beaucoup de succès, surtout twitter qui est devenu incontournable mais un élément m&#8217;ennuyait, on fait quoi de toute les news qu&#8217;on trouve sur twitter, on les blogue? Pour moi un blog sert à poster des articles, pas des liens ou des notes.</p>
<p>Je trouvais assez frustrant de voir tout ses bon liens dans twitters, alors que la qualité des digg-like baisse de mois en mois.</p>
<p><img class="thumbs alignleft" style="float: left;" title="itw_vibstars.jpg" src="/blog/wp-content/uploads/05_2008/itw_vibstars.jpg" border="0" alt="Interview   Christophe Lefevre" hspace="3" vspace="3" width="134" height="48" />J&#8217;ai donc eu l&#8217;idée de faire un système qui permette de faire passer la note de profil en profil afin de créer des buzz à l&#8217;intérieur de la plateforme de miniblogging. Le concept du Social buzzing est né.</p>
<p>Un autre problème de twitter est le système de commentaires. les gens communique entre eux sur leurs twitters offrant aux autres des morceaux de conversation incompréhensible. ensuite, un twitter ne donne que très peux d&#8217;information sur son propriétaire, c&#8217;est triste</p>
<p>Je me suis dis, j&#8217;y vais, je vais concevoir le miniblogging comme je le vois, pas en copiant ce qui existe, bien sûr il faut s&#8217;inspirer du bon, mais je voulais, à l&#8217;instar de Facebook, créer une plateforme que l&#8217;on attendait pas, qui se révèle différente et même déstabilisante.</p>
<p>Après tout, quel intérêt de lancer un site qu&#8217;on peut définir en 2 mots, qui est simplement un truc-like de plus. j&#8217;ai lu plusieurs fois que Vibstars était indéfinissable, donc, pari gagné!</p></blockquote>
<h6>3- Si je ne me trompe pas Vibstars était au départ connu sous le nom de code &laquo;&nbsp;Jiiiz&nbsp;&raquo;, pourquoi ce changement ?</h6>
<blockquote><p>Pas tout à fait, ceux qui ont eu l&#8217;occasion de tester <strong>jiiiz</strong> peuvent remarquer la plateforme de miniblogging qui reprend le même système, mais au final, vibstars est tellement diffèrent de jiiiz que j&#8217;ai préférés lui donner un nouveau nom.</p>
<p>Je manquais de recul lorque j&#8217;ai commencer le développement de jiiiz.</p>
<p>Une autre raison du changement de nom , c&#8217;est parceque les gens ont mélangé jiiiz, iiiiz, jiiz enfin soit, c&#8217;est trop compliqué .</p>
<p>Vibstars est évolutif, contrairement à Blogasty, je peux donc le faire évoluer comme je le sens dans les années à venir. C&#8217;est aussi pour cela que je l&#8217;ai créé.</p></blockquote>
<h6>4- Lorsque tu lance un nouveau projet est-ce que tu passe par une campagne de promotion particulière ?<br />
Nous savons que tu a la chance d&#8217;avoir un réseau de contacts étendu et que le &laquo;&nbsp;buzz&nbsp;&raquo; se propage de lui-même assez vite sur toute une série de blogs. J&#8217;ai aussi remarqué que tu proposais souvent des bannières ou des boutons entre chacun de tes projets. Mais est-ce que tu sors de cette sphère pour promouvoir tes projets auprès d&#8217;éventuels nouveaux utilisateurs ? ( opération offline, achats de publicités, &#8230; )</h6>
<blockquote><p>Non jamais, la pub est effectivement quelques chose d&#8217;intéressant pour lancer un site, mais c&#8217;est l&#8217;utilisateur qui doit avoir envie d&#8217;utiliser le système, obtenir 40 000 membres qui ne vont pas utiliser le site ne m&#8217;intéresse pas, avoir 50 membres qui ont accroché à font est bien mieux.</p>
<p>Pour l&#8217;instant , bleebot n&#8217;est toujours pas une startup, il n&#8217;y a donc pas d&#8217;argent en jeu.</p>
<p>D&#8217;un autre coté, je sais qu&#8217;une plateforme comme vibstars à besoin d&#8217;une certaine communauté pour fonctionner, il faut parfois attendre plus longtemps, c&#8217;est vrai mais c&#8217;est aussi le jeu.</p>
<p>Blogasty n&#8217;a eu que très peu de pub mais le buzz l&#8217;a énormément aidé et maintenant il y a déjà trop de membres à mon gout !</p></blockquote>
<h6>5- Penses-tu, comme certains, que les blogs entrent dans une seconde phase de leur évolution ? En quoi différencierais-tu ces 2 périodes (si pour toi elles existent bien entendu) ?</h6>
<blockquote><p>Moi, je vois qu&#8217;il y a eu les premiers blogueurs qui ont lancér ce coté &laquo;&nbsp;influence&nbsp;&raquo;. Loic Lemeur, Fred Cavazza, Eric Dupin, Delphine Desneiges sont des phénomènes.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, tout le monde pense pouvoir obtenir leur popularité, on a donc une grande quantité de blogueurs qui sont plus ou moins connus grâce aux outils de promotions tels que les digg-like.</p>
<p>Je crois qu&#8217;il y aura un tri entre ceux qui offre le contenu et ceux qui le suive. C&#8217;est donc intéressant de voir apparaître des blogs sur des thème précis et qui suivent leur ligne éditorial.</p></blockquote>
<h6>6- Selon toi, qu&#8217;est-ce qui différencie le plus le web belge du web français ? Y a t&#8217;il des particularités chez nous ? (en terme de culture web, d&#8217;entreprenariat, &#8230; )</h6>
<p><img class="thumbs alignleft" style="float: left;" title="itw_desyr.jpg" src="/blog/wp-content/uploads/05_2008/itw_desyr.jpg" border="0" alt="Interview   Christophe Lefevre" hspace="3" vspace="3" width="180" height="140" /></p>
<blockquote><p>Je suis un faux belge ! Je ne comprend rien au web belge!  (note H.S.I. : nous sommes bien d&#8217;accord sur ce point, mais moi je ne comprends rien à la Belgique tout court ;)) En réalité, la belgique étant un petit pays divisé en deux communautés linguistiques, il est très difficile d&#8217;investir sur le web en Belgique.</p>
<p>Par compte, ça me fait toujours extrèmement plaisir de voir des produits belge devenir des références en France. Scoopeo et Netlog par exemple.</p>
<p>Je considère que le potentiel communautaire en Belgique Francophone est d&#8217;environ  10000  utilisateurs et dans ces personnes, il y a pas mal de Skyblogueurs.</p>
<p>Ce n&#8217;est donc pas très intéressant économiquement de faire du web 2.0 en belgique!</p></blockquote>
<h6>7- Cela m&#8217;amène à une question que je me pose depuis bien longtemps : Pourquoi ne pas encore avoir fondé une société à ton nom ?</h6>
<blockquote><p>Par ce que créer une société, c&#8217;est mettre son avenir sur une table de Poker. Il est préférable de jouer avec les bonnes cartes en mains.</p>
<p>Il est certains que je ne vois pas mon avenir comme développeur, mais entrepreneur du web, mais sans un business modèle fiable, ça ne vaut pas la peine.</p>
<p>Je reçois toutes les semaines des mails de jeunes startup se lancent sur le web. Parfois, il est clair qu&#8217;il y a un réel investissement derrière. Souvent, ces projets finissent dans l&#8217;oubli, même d&#8217;excellent! Il ne faut pas se leurrer, la concurrence est énorme et internationale !</p></blockquote>
<h6>8- Passons donc à la question impertinente (il y en aura une pour chaque interviewé ;) ) Génères-tu un chiffre d&#8217;affaire honorable avec l&#8217;accumulation de tes sites et blogs ? J&#8217;imagine que l&#8217;ensemble génère un bon paquet de visites qui doivent potentiellement être monétisable non ?</h6>
<blockquote><p>Mon blog apporte un peu d&#8217;argent pour les fins de mois. je n&#8217;ai pas trouvé comment monétiser<img class="thumbs alignright" style="float: right;" title="itw_blogasty.jpg" src="/blog/wp-content/uploads/05_2008/itw_blogasty.jpg" border="0" alt="Interview   Christophe Lefevre" hspace="3" vspace="3" width="152" height="61" /> correctement Blogasty, je pense que Eric Dupin est resté face au même problème avec Fuzz. Ce n&#8217;est pas vraiment vendable en France .</p>
<p>Lancer une société spécialisé dans la monétisation du web 2.0 est un des projets potentiels que j&#8217;étudie sérieusement.</p></blockquote>
<h6>9- Voyons l&#8217;avenir maintenant, ta todo-list comporte-t&#8217;elle des projets futurs dont tu pourrais déjà nous parler (même succintement) ?</h6>
<blockquote><p>hum, que dire? A demi-mots</p>
<p>- Au niveau projet personnel, Vibstars est ma priorité pour les 2 années à venir.</p>
<p>- J&#8217;ai un réel projet commun avec d&#8217;autres personnes qui doit rester secret pour l&#8217;instant. On en reparlera d&#8217;ici l&#8217;automne.</p>
<p>- Le projet TheFeedr devrait être repris par quelqu&#8217;un d&#8217;autre.</p>
<p>- Desyr devrait se lier à Vibstars d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre.</p>
<p>- Blogasty devrait aussi se lier à Vibstars.</p>
<p>ça fait déjà pas mal</p></blockquote>
<h6>10- A un niveau plus global, comment vois-tu l&#8217;évolution de l&#8217;Internet dans les mois/années à venir ? Tu serais plutôt de ceux qui prônent les nouveaux usages, la mobilité, les interfaces riches, les univers virtuels,  &#8230; ?</h6>
<blockquote><p>J&#8217;ai un peu peur de l&#8217;avenir du web 2.0 en général. Je pense que les jeunes ados vont récupérer le web 2.0 afin d&#8217;en faire un skyblog géant !</p>
<p>Twitter par exemple est clairement un &laquo;&nbsp;gadget&nbsp;&raquo; qui pourrait remplacer le SMS et MSN chez eux, Kikoolol Twitter !</p>
<p>Le web va être diviser en 4/5 entreprises qui vont tout racheter. Il y aura trop de monopole.<img class="thumbs alignright" style="float: right;" title="itw_likipad.jpg" src="/blog/wp-content/uploads/05_2008/itw_likipad.jpg" border="0" alt="Interview   Christophe Lefevre" hspace="3" vspace="3" width="140" height="90" /></p>
<p>Vous avez remarqué la tendance actuel? Si une société ne veut pas être rachetée, elle fini tout de même par faire des partenariat!</p>
<p>On aura quelque chose comme FaceBook/Microsoft à gauche et Google à droite, ça va être lourd car il faudra obligatoirement choisir comme on choisi entre un PC et un Mac.</p>
<p>Je pense que le web mobile à bon avenir mais pour moi, pour l&#8217;instant, même si tout vos amis twittent sur leur GSM, ça reste un jouet pour Geek.</p>
<p>Google va énormément investir sur la mobilité, il va même inventer les publicités adsense pour SMS ou quelques chose de proche. Dans le même esprit, on risque fort un jour de prendre un abonnement chez Google au lieu de SFR ou Orange.</p>
<p>Par la suite, on verra une véritable guère des smartphones entre Google, Microsoft et Apple.  Microsoft, la qualité, Apple l&#8217;originalité et Google le bon marché.</p>
<p>Je ne crois pas trop à l&#8217;avenir des interfaces riches, en tout cas pas comme elle sont concue pour l&#8217;instant. Les &laquo;&nbsp;grands&nbsp;&raquo; du web essayent de mettre en avant leur propre technologie/protocole et au final, on aura que des problèmes de compatibilités énormes sauf si Microsoft joue encore sur son monopole avec un Win/webOS par exemple.</p>
<p>Je pense que adobe va revenir en force avec ses prochaines versions de Flash.</p>
<p>Le tout en ligne va continuer son chemin.</p>
<p>Les univers virtuels est quelque chose que je ne suis pas pour l&#8217;instant.</p></blockquote>
<h6>11- Quels sont les plus gros défis que tu veux/voudrais relever sur le web ?</h6>
<blockquote><p>Il y en a un, que je voudrais absolument relever un jour, c&#8217;est arriver à faire communiquer plusieurs petits sites créés par diffèrent développeurs francophones entre eux, de façon à  créer un truc énorme rien que pour nous !</p>
<p>Pleins de développeurs ont de chouettes idées mais ne peuvent pas se développer seul. je connais pas mal de services intéressant  pourquoi ne pas les lier ensemble?</p></blockquote>
<p>Je tiens encore une fois à remercier Christophe pour avoir accepté ma petite interview et pour sa disponibilité. J&#8217;espère que vous aurez prit autant de plaisir à lire ses réponses que moi à poser les questions ;)</p>
<hr />
<em>Article original écrit par Christophe et publié sur © <a href="http://www.logiste.be/blog">Homo Sapiens Internetus</a>, le 27/05/2008 </em><br/>
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