Pourquoi j’abandonne les réseaux sociaux


En ce 1er octobre j’ai décidé de mettre temporairement de côté tout ce qui a trait aux réseaux sociaux (Twitter, Google +, Facebook, …) et comme il s’agit en partie d’une expérience j’en explique les raisons ici. Avant tout il va de soit que cela ne concerne que moi et la vision des choses que j’en ai et qu’il ne faut y voir aucune critiques quand aux outils eux-mêmes (qui ne sont que le résultats de ce que l’ensemble de la communauté en fait).

Pourquoi jabandonne les réseaux sociaux

Techniquement il n’y a rien de concret mit en place, j’ai juste ajouté les sites à mon extension Leechblock afin qu’ils soient inaccessibles 24h sur 24 et 7j sur 7 et retiré les liens directs de mes bookmarks. C’est contournable bien entendu mais c’est plus pour éviter le clic rapide ou la visite ‘par réflexe’ ;)

A. Un test grandeur nature

Depuis maintenant plus 4 ans je suis au quotidien connecté sur ces sites sociaux. Twitter et G+ actuellement mais il y a eu par le passé Facebook, Youtube, Plurk, des groupes Google, etc. et si l’on remonte encore plus loin j’étais déjà présent sur des forums, IRC et d’autres avant cela. Il ne m’est arrivé qu’une seule fois de me couper partiellement du web (1 mois fin 2010 pour raisons personnelles), donc voici une occasion de le faire par envie et sur une plus longue période puisque je pars avec un objectif de tenir 3 mois. Ces 3 mois deviendront p-e 6, 9 ou seront prolongés indéfiniment selon les résultats et les conclusions que j’aurai tiré d’ici là.

En fait je me suis rendu compte que, derrière le côté sympa de partager et échanger sur les réseaux, je me posais plusieurs questions avec une certaine insistance :

  • - Qu’est-ce que je ferai du temps gagné ?
  • - Est-ce qu’il va passer dans d’autres activités online (lancements de nouveaux sites, rédaction d’articles, …) ou vais-je en profiter pour revenir à des occupations hors du PC ?
  • - Va-t’il y avoir un phénomène de manque ? Où de nostalgie dans quelques semaines lorsque j’aurai perdu l’habitude de venir voir les sites (enfin si j’y parviens ;))
  • - Les gens vont-ils prendre des nouvelles ou pas ?
  • - Est-ce que moi je serai plus enclin à les contacter par mail ou téléphone pour savoir comment ils vont ?
  • - Est-ce que la nature des relations va changer ? Juste voir que quelqu’un publie des statuts chaque jour nous montre qu’il est encore là, que son quotidien continue, etc. mais sans nouvelles venant des réseaux est-ce qu’on va plus régulièrement lui proposer un apéro ou une bouffe pour savoir ce qu’il devient, etc ?
  • - Est-ce que Twitter & Co ont ‘tués’ en partie mon envie de rédiger des billets ?
  • - Sans eux, vais-je revenir à ma consommation d’informations ‘d’avant’ (Google Reader, sites d’actus, …) ?
  • - …

Pourquoi jabandonne les réseaux sociaux

Bref des tas de questions que je me suis posées à un moment ou l’autre et pour lesquelles cette pause sociale devrait me permettre de trouver des réponses. Il y a quelques mois j’ai beaucoup prêté attention à l’expérience démarrée par Thierry Crouzet (coupure totale du web durant 6 mois … ces 6 mois sont terminés depuis hier, reviendra t’il ou non ?), et sans prétendre opter pour une solution aussi radicale j’espère à ma petite mesure obtenir mes propres réponses et voir quelle est la place que je désire donner à l’avenir à ces échanges sur la toile. A travers toutes les conférences et salons que je fais je rencontre beaucoup de gens qui sont sur les réseaux parce qu’ils se sentent ‘obligé’ d’y être, soit qu’ils bossent dans le web, soit que tous leurs contacts y sont et que ne pas y être c’est rater quelque chose.

En fait je ne conserve que Skype et uniquement dans le cadre pro (j’ai supprimé ma liste de contacts pour n’en garder que 6) ainsi que ma boîte mail qui est déjà bien filtrée du bruit.

D’un autre côté ça va permettre de faire un peu un suivit des ‘suiveurs’. Vont-ils se lasser au bout d’un temps et aller voir ailleurs ou non ? Si oui est-ce qu’il y a une désaffection massive ou non, à quelle période, etc. A titre de comparatif futur j’ai actuellement 2414 suiveurs sur Google+ et 3010 sur Twitter. Résultats dans 3 mois puisque comme je le fais chaque fois je vous partagerai le retour de mon expérience ;)

B. Le temps c’est de l’argent du temps

Petit exercice tout simple : imaginons que je passe 30 min par jour sur les réseaux (et ça me paraît une moyenne basse si je calcule le fait de lire des articles, voir des photos/vidéos provenant de liens partagés, le fait d’échanger avec les autres, d’aider, de trouver une info à publier, etc. ) => au bout du mois ça me fait 15h, quasiment 2 journées de travail ! Ce que je retire des sites sociaux vaut-il ces 2 jours par mois ? A première vue j’ai envie de dire non, surtout lorsque la majorité de l’information est composée de bruits, de répétitions, d’inutile, de vide, de critique, de gens qui se plaignent ou qui râlent, … et que l’on finit tellement par s’y habituer que l’on contribue soi-même à ce bruit (de + en + je me prend à me demander pourquoi j’ai tweeté telle ou telle chose qui n’apporte concrètement rien pour personne).

Pourrais-je trouver ce que je cherche comme information de manière plus précise en moins de temps, simplement en me focalisant sur le signal via d’autres sources ? A voir, je le saurai si dans 3 mois je reviens et que je me sens un peu ‘largué’ par tout ce qui s’est passé entre-temps ;)

C. ‘Star System’

Pourquoi jabandonne les réseaux sociaux

De plus en plus souvent je vois les réseaux sociaux comme des sortes de télé-réalité du web. On y rapporte ou critique la télévision mais sous une autre forme le fond est pareil. Les gens y racontent leurs vies qu’ils tentent d’embellir pour avoir l’air plus intéressant, certains prennent les réseaux pour un thérapeute en cherchant à partager/exprimer leurs soucis plutôt qu’en discutant vraiment avec les concernés, d’autres encore y jouent un rôle différent, etc. alors que certains sont juste là, à lire ce qu’il se passe dans d’autres quotidiens que le leur, un peu en mode voyeur.

X vous poste une image de son repas, Y mentionne qu’il boit du champagne avec Z, W livetweet sa réunion, V partage ce qu’il voit à la télévision alors que C balance une vidéo marrante sur le temps que B fait un jeu de mot sur le dernier fait d’actu du moment. C’est vain et le pire est que l’on finit soi-même par faire pareil au bout d’un temps.

D. Les trolls

Une partie de ma décision vient de ceux qui vous enquiquinent au quotidien. Je n’ai pas les plus grosses communautés qui me suivent (ça ne se compte pas en dizaines de milliers) mais assez cependant pour avoir remarqué une progression régulière des gens qui me brisent les cacahuètes pour rien.

Je ne suis pas du genre à faire trop attention lorsque quelqu’un cherche à me troller, à m’insulter, à vouloir chercher le clash, etc. généralement je lui donne ma façon de voir (parfois sans trop de diplomatie si lui-même n’en a pas usé) et si ça ne suffit pas je le bloque et basta. Par contre ça me coûte chaque fois un peu de mon temps et un peu de mon attention pour rien, et lorsque cela se présente 2 ou 3 fois par jour ça devient vite pénible. Au moindre tweet c’est presque comme si ce dernier avait été à la base de l’extinction d’une race animale ou qu’une catastrophe naturelle en avait découlé (j’exagère à peine). Vous le savez comme moi pour 1 personne qui va vous remercier vous en avez 30 qui vous pourrissent et qui n’auraient pas été content si vous aviez partagé l’information inverse ;)

Couper court à toutes ces remarques va me permettre de me rendre compte par l’expérience si oui ou non c’est fatiguant au quotidien et si mon attention se portera sur d’autres points. Dans tous les cas ça va me faire une peu des vacances sur cet aspect des choses.

Ce ‘besoin d’exister’ est à mon avis l’un des inconvénients des réseaux. Celui qui vient vous critiquer bêtement (je ne parle pas ici des gens qui ne sont pas d’accord avec vous mais qui vous le disent de manière courtoise et argumentée) ne le fait que pour se sentir important, montrer qu’il vaut mieux que vous, vous diminuer, pour se faire remarquer, faire son rebelz ou tout un tas d’autres raisons qui sont dans tous les cas néfastes pour lui aussi bien que pour vous (ne serait-ce qu’en perte d’énergie nerveuse ou de temps). Les gens on ce besoin de reconnaissance, de se sentir aimé ou détesté au point que certains sont obligés d’ajouter des dizaines ou des centaines de comptes pour avoir leur ratio d’ajouts et se sentir important.

Au final je considère qu’il y a plus d’effets pervers que de réels besoins comblés ou bienfaits dans ma vie, il est temps de voir ce que ça donne sans ça :)

Pourquoi jabandonne les réseaux sociaux

Quelques précisions

Mes comptes resteront ‘pseudo-actifs’ même si je ne me connecterai pas dessus. Je pense particulièrement à Twitter pour lequel j’ai un certain nombre de tweets programmés à l’avance (ma citation du matin) et un feedburner qui publie automatiquement chaque fois qu’un article est publié sur ce blog.

Voilà, maintenant la question est de savoir si j’arriverai à décrocher ou non et si ce sera facile ou non. Car comme pour tout il s’agit d’une habitude à changer et pas d’un réel besoin (paraît qu’on vit très bien sans compte Twitter, Facebook & Co). Même d’un point de vue de gars du web ce n’est pas forcément important : je me moque du trafic que cela peut apporter sur mes sites (négligeable comparé à mes autres sources d’entrées), je me fous de savoir que j’ai X milliers de ‘fans’ ou le double, je ne fais pas vraiment attention ces pipos 2.0 de personnal branding/e-reputation/… et toutes les personnes qui comptent et avec qui j’ai envie d’échanger sont joignable d’une autre manière. J’ai appris à vivre sans les journaux papier, j’ai appris à vivre sans TV, j’espère pouvoir vivre sans réseaux sociaux ;)

Bref ça va être amusant, j’ai hâte de voir quelles seront mes réactions et mes réponses sur le sujet :)

 
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 37 commentaires
  1. Intéressant comme cheminement…
    oui, 30min par jour sur les réseaux sociaux, çà fait 15h par jour, mais combien de temps gagné garce à un réseau social … au lieu de chercher une info, je demande sur Twitter et j’ai la bonne réponse !
    Après ya aussi du négatif cest clair ! je suivrai ton retour avec bcp d’attention …

    On pourra peut être sen parler si tu viens à WIA7: http://www.webinalps.com/2011/plus-dinfos-sur-wia7 ?

    Ah sinon, au cas où, i’m @weetabix ! LOL

  2. Bonjour,

    Un bel article, je suis tes pensées mais je ne réagit pas de la même manière… Car c’est pas pour les mêmes raisons…
    Ce qui me fait peur c’est Facebook et ses 180 Mo de données par personne, Google qui deviens le propriétaire de ma vie, Twitter qui accroche les gens à leur téléphone…
    En bref, j’ai le Big Brother Blues… Et en passant, j’ai horreur d’avoir à côté de moi quelqu’un qui met son téléphone et Twitter, Facebook, en priorité sur moi, dans la vraie vie…

    Enfin, ma méthode à moi, c’est pas de bloquer ces sites… Mais de m’en servir en sens unique, je ne publie jamais, je suis juste lecteur… Donc vous verrez que quand on ne s’accroche pas, on n’y va pas souvent souvent (sauf quand on as Facebook, Twitter, Diaspora, Identi… dans ses onglets applicatifs Firefox), on y va seulement quand on as besoin de se tenir au courant…

    Voilà pour mon expérience, je tiens à préciser qu’un réseau social existe sur lequel je me livre, c’est Diaspora*, qui à mes yeux fait des efforts pour garder la vie privée privée. Il évite donc cette censure que j’impose.

    OpenSourceWay.

  3. Olivier >> Pour compenser 15h chaque mois il en faut des questions ;)
    Je posais aussi parfois des questions sur Twitter mais c’était plus par flemme de pas chercher moi-même qu’autre chose, je considère donc que c’est un mieux de ne plus les y poser :)

    Pour WIa on verra, trop loin encore pour que je me projette jusque là ^^

  4. @OpenSourceWay >>
    Se couper des réseaux va en partie dans ce sens de donner moins de sa vie privée aux sociétés citées.

    En ce qui me concerne je bloque un max de choses via l’extension Ghostery pour Firefox, ce site est Facebook Free (il n’y a donc aucun bouton FB ni partage possible) et je n’ai pas de smartphone. Mais c’est sûr qu’il y a moyen d’aller plus loin ;)

  5. Trés bonne initiative… Certes un peu moins pratique pour donner des nouvelles du petit dernier à papy-mamie mais qu’est-ce qu’on respire !

  6. Ah le temps disponible ! Question existentielle de notre société moderne qui nous conduit vers toute sorte d’activités et d’usages dont beaucoup perdent de leur sens avec le temps.
    Les réseaux sociaux sont très chronophages surtout si l’objectif d’utilisation n’est pas bien défini (cela semble souvent le cas), De fait, l’errance est vite au rendez-vous.
    En tout cas, votre approche est bien intéressante et j’ai hâte d’en avoir les résultats. Un beau billet dans 3 mois…relayez sur les réseaux sociaux !
    Amicalement.

  7. C’est une démarche intéressante que j’ai expérimenté il y a peu, et plus ou moins involontairement.

    Je suis parti en vacances à l’étranger une semaine. Sans PC, smartphone ou quoi que ce soit. Premiers bénéfices, j’ai pu me concentrer sur la lecture de plusieurs livres qui étaient en rade depuis quelques temps. Livres que j’ai pu terminer.

    Autre constat, rien, absolument rien ne m’a manqué. La deuxième semaine qui a suivie, je suis rentré chez moi et ai décidé de poursuivre sur cette lancée. Plus délicat en apparence car proche de toutes les tentations.

    Il a donc fallut meubler. En conséquence, j’ai repris une activité sportive, continué d’explorer ma bibliothèque et surtout repris un oeil critique sur les choses. Principalement sur l’info. Pour moi, Twitter a servi de prisme déformant de l’actualité. Réactions trop  » à chaud », pas assez réfléchies, et finalement plus agaçantes qu’autre chose…

    D’une certaine manière, ça a été bénéfique. Je commence à me réadapter à un temps « humain » et ai envie de réécrire pour un blog. De prendre le temps de former certaines argumentations.Là, cela fait presque un mois que j’ai pris du recul. Je continue de suivre twitter de temps en temps, mais d’un oeil assez lointain. Cela reste surtout une utilisation « détente » ou un relais d’articles de personnes proches ou personnels.

    Cela reste donc une expérience utile qui révèle surtout l’aspect chronophage et substantiellement inutile de l’utilisation de ces réseaux. Le temps gagné à ne pas suivre des flux continus m’a servi à me lancer dans d’autres activités plus « bénéfiques » et à reprendre contact avec une autre forme de culture et je pense à terme une autre relation avec mon entourage. 

    Je suis impatient de lire tes conclusions, quelles qu’elles soient. Bonne continuation !

  8. CITATION
    (de + en + je me prend à me demander pourquoi j’ai tweeté telle ou telle chose qui n’apporte concrètement rien pour personne).

    L’ego mon ami, l’ego…
    Se sentir exister, compter ses « suiveurs » 
    Avoir le sentiment que ce qu’on dit change le monde

  9. Bravo pour ce très complet billet et cette analyse qui redonne du sens et de la force aux opinions différentes. Il est vrai que les réseaux sociaux c’est parfois un peu le monde des gentils où méchants bisounours où tout le monde est d’accord avec tout le monde surtout avec quelques Influenceurs magiciens des outils plus que des idées. (Je préfère le nom d’éveilleur qu’Influenceur) Un phénomène qui pourrait tourner à l’insularité virtuelle. Je vais suivre votre expérience avec intérêt. Avez vous pensé faire des bilans à 1 puis 2 mois ? Bon courage dans votre immersion inversée.

  10. Première chose: ça faisait longtemps qu’il n’y avait plus autant de commentaires sur un billet du blog (remplacés par des RT, mentions Twitter & co). Merci à tous ;)

    @François >> Ma famille n’est pas web le moins du monde, je recevrai donc toujours ce genre d’infos par mail ou par téléphone ;)

    @Francis >> Au départ mes objectifs étaient simple, c’était de faire grandir les communautés et le trafic autour de mes sites. Mais passé un temps j’ai lâché prise devant les batailles d’ego, d’influenceurs, de buzz, etc. et au final je n’utilisais plus les réseaux que « comme ça » (pour avoir des news de gens, partager des choses, etc.).

    @Sam >> Comme je l’ai mentionné j’ai déjà coupé 1 mois complet et ça ne m’a pas particulièrement manqué non plus. Mais j’y suis revenu assez vite, par habitude, par ‘pression sociale’ ou par besoin quelconque je n’en sais rien. C’est ce que j’ai envie de savoir avec ces minimum 3 mois ;)

    @Rolland >> Parler d’ego lorsqu’on me connait je ne pense pas ;) J’en ai bien entendu mais pas au point de prendre en compte mon nombre de followers, me sentir exister, etc Jusqu’à la V2 de Twitter j’avais d’ailleurs un script me permettant de supprimer l’affichage de qui me suivait ou pas.

    @eric >> J’y ai pensé mais je me dis qu’un bilan chaque mois ne me donnera sûrement pas assez de recul sur la question. Je pense plutôt faire des bilans mais pour moi-même et au bout des 3 mois faire une compilation avec ce même recul. Mais rien n’est arrêté, ce sera selon ce que je pense être juste ;)

    Encore merci à tous de vos avis :)

  11. Moi également j’essaye de passer un mnimum de temps, sur les réseaux sociaux, ça n’empêche pas d’automatiser un maximum. Et puis il y  a les outils de synthese comme utopic.me ou http://tweetedtimes.com/#!/thierryroget  qui sont très puissants justement pour ne pas trop passe de temps

  12. C’est marrant, ça me rappelle un article pré-réseaux sociaux, où le mec disait qu’il abandonnait internet, les chats, les emails etc. Faudrait que je remette la main dessus pour faire un parrallèle. Ce qui me frappe c’est plus particulièrement une similitude: internet/les réseaux sociaux est un problème dans ma vie. C’est assez intéressant dans l’ensemble, même si je suis pas vraiment convaincue (par rapport à ma propre expérience j’entend).
    Mais encore une fois c’est intéressant.

  13. @LilaHD >> Le web n’est pas un problème dans ma vie, il s’agit de mon travail au quotidien et de mon gagne-pain. Ce qui l’est (a mes yeux) c’est le ‘trop connecté’, le connecté juste pour être connecté.

  14. Décrocher des réseaux sociaux ne me semble pas insurmontable : j’ai déjà réussi à tenir un ou deux jours dans le passé :)

    Plus sérieusement, je comprends la démarche, le ras-le-bol des trolls, la perte de temps, etc. mais je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est difficile d’extrapoler l’utilisation que font les autres des réseaux sociaux à partir de sa propre expérience : les timelines et les expériences sont très différentes d’une personne à l’autre.

    Du coup, je me dis que si l’expérience est intéressante individuellement, j’ai du mal à en percevoir les contours.

  15. @Bruno >> 1-2 jours, woaw énooorme t’es trop un fou :p
    Je n’essaye de rien extrapoler, ni encore moins de lancer un mouvement général (bien que certains m’ont dit vouloir faire pareil). Je mène juste une expérience personnelle comme je le précise dans le texte, après chacun a le droit de continuer selon son envie/besoin je ne suis pas là pour juger.

  16. @Christophe Oui, bien sûr, en fait, c’est moi qui extrapole à partir de ton expérience. Pour ma part, j’ai des périodes où je suis très présent sur Twitter (et G+ depuis cet été), et d’autres périodes où je vais plutôt rester en retrait, parce qu’il est important de ne pas s’exprimer tout le temps sur tout, juste parce que c’est facile. 

    Ce que tu appelle les « réseaux sociaux » représentent une part importante de ma veille techno. Et quand je parle de veille, ce n’est pas juste de manière passive : je pose des questions, je réponds à d’autres questions, je prends connaissances de sujets auxquels je n’aurais pas penser tout seul, etc. Ce qui me fais avancer sur de nombreux points où j’ai encore une marge de progression importante.

    En ce moment et depuis plusieurs moins, je mets la pédale douce sur la publication d’articles sur mes blogs, parce que c’est ça qui me prends le plus de temps comparé à Twitter ou Google+ :-)

    Mais comme tu le dis, c’est bien de tenter des trucs de ouf :)

  17. Perso, j’ai moi aussi arrêté pendant une semaine. Ce type d’expérience se multiplie. Tout le monde fait le même constat : aucun manque, la possibilité de travailler différemment. L’aspect de plus en plus chronophage par la multiplication et par la volonté des réseaux de capter le plus longtemps possible l’internaute doit en partie expliquer ce mouvement. Je suis en train de développer une solution pour les professionnels pour réduire au maximum le temps d’usage.

  18. J’ai bien ri en lisant la fin du billet dan mon flux RSS : N’hésitez pas à me suivre sur Twitter ;-)

    Bon vent ;-)

  19. @Bruno >> Oui, perso c’est l’inverse que je tente : revenir à de la rédaction d’articles (plus value pour moi) plutôt que de l’interaction sur les réseaux (plu value pour eux ) ;)

    @Vincent >> N’hésite pas à m’en reparler lorsque ce sera aboutit :)

    @Mateusz >> Comme c’est un test j’attends de tirer des conclusions avant de retirer quoi que ce soit ;) En même temps si moi je ne vais plus intéragir sur le web social je considère que chacun fait ce qu’il veut et celui qui tient à suivre mes nouveaux billets via Twitter à toujours la possibilité de le faire comme ça. Je veux que mon temps sur les réseaux soit le plus possible = à 0, pas que je n’y sois plus présent de manière automatisée ;)

  20. Revieeeeeens Chris ! Ou je viens te chercher par la peau des fesses dans la semaine :-D

  21. Spèce de salaud ! je sais où est ton compte Skype tu vas voir !

  22. @Flav et Secteur Sud >> Non en fait on est bien là dehors, je reste :) Encore un peu tôt pour faire des retours mais je vois déjà qq changements (pas encore de tremblements pour l’instant ni de bave aux lèvres).

  23. @Christophe : tout à fait d’accord avec toi mais cela faisait cocasse comme signature ;-)

  24. on va pourrir ton skype chris ! ahahahah

    Sinon bah, c’est pas trop dur finalement. Mais perso j’aurais plus de mal à me passer de mes outils de veille que des réseaux sociaux que ne sont qu’un « extra » une sur-couche avec (parfois) une valeur ajoutée.

    En tout cas je te souhaite pas bonne chance, car la chance na rien à voir ici et, winner tu est déjà; mais bonne continuation. Tout n’est que volonté rien de plus.

    Ma seule question sera la suivante, si tu étais adepte des journaux comme TweetedTimes, Paper.li etc. vas-tu également arrêter de les consulter ? Car in-finé ça repose sur tes réseaux sociaux.

    ++ 
    p.s tu seras toujours sur disporahahahahahahahhaha

  25. @sirchamallow >> dispora ? C’est quoi ?
    Je n’étais pas adepte des journaux type Paper.li, etc. j’ai testé quelques temps mais je ne trouvais pas l’algo vraiment optimal et je n’avais pas ce qui m’intéressait le plus dessus donc j’ai vite supprimé ;) Mais si ça avait été le cas oui j’aurai arrêté de les consulter également, mon objectif c’est 0 seconde sur les réseaux, pas juste diminuer un peu ;)

    Pour le moment tout roule, pas de somatisation à déclarer

  26. Vivre sans réseaux sociaux, sans TV pourquoi pas? C’est très facile et je crois que tu y arriveras sans problème. Mais sans journaux papier, comment t’informes-tu? Via les sites d’info, qui repompent l’AFP en boucle? Ou via des sites qui produisent réellement de l’info, mais dont le contenu est payant? C’est ce point qui m’intéresse vraiment.

    L’info est un besoin fondamental dans nos sociétés complexes, à la différence du besoin de reconnaissance ou de notoriété. Mais est-on encore prêt à payer pour de l’info de qualité? Et si la réponse est non, comment va t-on savoir ce qui se passe réellement en France et dans le monde?

    Cette question s’adresse à toi aujourd’hui parce que je tombe sur ton billet, mais elle concerne un public bien plus large, tu l’auras compris.

    Tatiana (journaliste)

  27. @Tatiana >> Je vais sûrement aller contre la vision commune mais à quoi sert l’info ? Les faits divers n’impacte pas ma vie directement (savoir qu’un incendie à tué x personne dans telle ville ou ce genre de choses ne change rien à mon quotidien directement), pareil pour les catastrophes mondiales, etc.

    Pq faut-il se tenir au courant de choses qui dans 95% des cas sont négatives ? (les JT, journaux papiers, etc. ne sont remplit que de ce genre de choses). De plus l’info qui nous parvient n’est toujours qu’une vision ‘européanisée/industrialisée/politiquement dirigée/etc.’de la situation, décorrelée d’une manière ou d’une autre de la réalité sur place (il suffit de voir comment les médias traite mal le web pour voir un gouffre entre les 2, aucune raisons qu’il en aille différemment  d’autres sujets comme la finance, les guerres, la politique, etc. 

    Perso je préfère ne pas perdre de temps avec ce sur quoi je n’ai pas de prise directe et pour les choses réellement importantes il y a toujours quelqu’un qui en parle à un repas de famille, un apéro ou autres ;) 
    Je ne vais chercher l’info que lorsque j’en ai besoin : je me renseigne via différentes sources sur le net, j’achète des livres/magazines sur le sujet, j’essaye de rencontrer des gens concernés, etc.

  28. Dire que les journaux traitent mal le web prouve bien que tu n’en as pas lu depuis un moment. Le fait même que plusieurs journaux papier aient conclu un deal avec Wikileaks est la preuve que les choses ont bien changé, ce n’est pas la seule preuve. Les passerelles papier-web (de même que TV-web ou radio-web) sont de plus en plus nombreuses, et c’est de la désinformation que de dire le contraire.
    Alors, oui, parfois il y a ça : http://bit.ly/pczfgB Une grosse connerie, mais bon.
    Quand à compter sur les dîners ou autres apéros pour s’informer, je me marre. S’informer c’est apprendre de celui qui sait parce qu’il est allé sur place ou a trouvé un document ou a parlé avec LA personne concernée (pas que des journalistes, certains blogueurs comme toi aussi produisent de l’info). Une info est précise et détaillée, sourcée. On est loin de la ressucée d’info relayée par le bouche à oreille.
    Quant à dire que l’info ne nous concerne pas, affirmer qu’elle est de mauvaise qualité (alors qu’on n’ouvre jamais un journal, ni si sur le papier ni sur le web) ou brocarder les journalistes, c’est très tendance mais cela relève plus de la provoc ou de la simple naïveté. Dommage venant de toi.

  29. Tout comme il est dommage de voir les journalistes à chaque fois prendre la mouche et se sentir visé ;)
    Dans mon commentaire je n’ai jamais dit que 100% des infos étaient mal rapportées. Concernant le web j’ai vu/lu de très belles choses comme des grosses conneries, je n’ai juste pas le temps ni l’envie de faire le tri et de savoir que si je regarde un JT ou lit un journal la moitié est de l’inutile ou de la fausse information.
    Après venir me dire que si j’ai cet avis c’est que je n’ai plus lu depuis un moment c’est une vaste ineptie et tu le sais aussi bien que moi : je ne croirai jamais que les journaux ou autres traitent mieux l’info et de manière moins dirigée qu’il y a 3-4 ans ;)
    Quand je parlais des diners, etc. je ne le disais pas dans le sens d’avoir un avis sur une info mais plutôt dans celui d’être tenu au courant d’un fait. Si j’entends qu’il y a eu un tsunami au Japon j’ai le fait et ça me suffit, pas besoin de savoir ce que la personne en pense. J’ai l’info point, je ne cherche rien de plus, pas besoin d’avoir sa vision des choses.
    Que tu ne sois pas d’accord avec ma vision aucun soucis, chacun la sienne et tu défends ton gagne pain ce qui est compréhensible. 0 problèmes en ce qui me concerne même si je n’ai pas besoin de ce pain pour bien vivre, dommage qu’en temps que journaliste tu n’y voie qu’un possible état d’esprit manichéen provoc/naïf :)

  30. Le plus dur sera google plus :)

    Avec le petit compteur rouge tout en haut à droite. qui s’update tout seul hum hum….

    good luck en tout cas ! et trollons un peu, tu peut consulter mes liens sur delicious (delicious.com/sirchamallow) ah bah oui c’est pas un réseau social que je sache ^___^ evilbanana

  31. Et un de plus, c’est pas facile de nager contre le courant mais on est de plus en plus à constater, je veux dire pratiquement et dans la vraie vie, que l’apport des réseaux sociaux est nul dans 99 % des cas, je me permet d’ecrire ici le lien vers l’article que j’ai écris à ce sujet : http://www.referencement-sabattini.com/facebook-rentable-utile-entreprise.html

  32. Très bonne initiative! Je fais régulièrement de courtes pauses sans réseaux sociaux (une semaine ou deux), voire parfois, sans PC et sans smartphone! C’est souvent difficile mais nécessaire pour ne pas devenir totalement addict!
     

  33. Tu as actualisé ton profil LinkedIN ça compte pas ? //__^

  34. @sirchamallow >> Oui c’est censé compter ;) Mais j’avais oublié de modifier une info qui était erronée et comme c’est ‘pro’ j’ai préféré ne pas laisser l’erreur. Cela dit le site est ajouté à ceux que je zappe également :)
    Et pour les notifs G+ elles n’apparaissent pas dans ma boîte mail grâce au script Greasemonkey « Hide plus element from gmail » donc pas de soucis de ce côté. D’ailleurs G+ est celui qui me manque carrément le moins.

  35. Ou en est tu dans ta démarche ? Près d’un mois plus tard, trouve tu cela pertinent ?

  36. Alors sincèrement à mes yeux oui, c’est plus que pertinent jusqu’ici. Je crois que c’est encore un peu tôt pour vraiment tirer les enseignements définitif car je vais p-e à terme compenser ça par autre chose de tout aussi inutile dans mon cas ;)

    Mais pour l’instant si ça continue comme ça il y a très peu de chances que je me remette sur les réseaux sociaux au bout de mon expérience. Gain de temps, gain de concentration, gain de productivité, sortir de l’info temps réel, etc. pour ne citer que quelques points qui (dans mon cas) ont progressé depuis ma déconnexion sociale.

  37. Tout comme vous, j’ai entamé la démarche de décrocher des réseaux sociaux. Tout comme vous, cela faisait 4 ans que je perdais du temps, parfois de l’énergie, repoussait mon travail en le passant sur ces réseaux, subsistait des billets pro sur mon blog pour en envoyer de plus en plus courts sur FB & Co.
    Le bilan après 2 mois de « décrochage » (et surtout après les voeux de début d’année) ? J’ai eu des nouvelles des personnes de qualité qui m’étaient chères, que j’avais rencontré « en vrai », j’ai oublié les autres et ces derniers m’ont oublié. J’ai arrêté de mêler vie perso et pro, je me suis concentrée sur mon Blog, j’ai crée un vrai CV pro en mon nom, j’ai pris mon téléphone, ma tablette… pour envoyer des mails où je propose des rendez-vous physiques. 
    Bref, tout comme la télé, je me passe parfaitement bien des réseaux sociaux, addictifs, chronophages (parfois nauséabonds), toujours voleurs de temps… Je me sens plus libre, « plus forte » aussi d’une certaine manière car je gère réellement ce que je veux diffuser de moi et aucunement ce qui peut entrer dans le domaine personnel sur la toile.

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